Ce n’était pas la première fois que je l’invitais chez moi, mais c’était la première fois que je le recevais sans le voir. Quand j’ai entendu ses pas dans l’escalier qui mène à ma porte, j’ai ressenti ce mélange si exquis de nervosité et d’excitation. Dès qu’il est entré, que j’ai senti son regard descendre sur moi, je me suis mise à frémir et me suis sentie terriblement gênée. Il a carressé doucement mon visage et comme une petite chatte, ma tête s’est retrouvée blottie contre sa cuisse. Il m’a ordonné de me tenir bien droite et m’a décoré du collier et de la laisse qu’il avait apporté pour moi. Ses gestes étaient précis et l’effleurement de ses mains nourrissait mes tremblements. Il a glissé un de ses doigts sur le contour de mes lèvres et j'ai englouti celui-ci dans ma bouche gourmande. Je pouvais assez facilement deviner son membre durci ainsi que son sourire moqueur pendant que je tétais son doigt goulûment.
J’ai suçé chacun de ses dix doigts, léché ses paumes et embrassé la peau soyeuse du dessus de ses mains dont j’ai pris soin comme deux précieux trésors. Déjà je mouillais, déjà je me voyais crucifiée entre les cuisses par son épée bien dressée. Il s’est adossé au mur et peu de temps après que j’aie entendu le son de sa fermeture éclair je me suis retrouvée remplie jusqu’au fond de la gorge. J’ai donc entrepris de faire ce qu’il attendait de moi puisque j’en brûlais d’envi et d’appétit. Mes petits coups de langue et le va-et-vient de mes lèvres l’ont rapidement fait gémir.
C’est au beau milieu de ce succulent festin qu’il a décidé de tirer ma laisse vers le haut afin que je me redresse. En remontant mon corps à la hauteur du sien j’en ai profité pour promener ma langue de son ventre à son cou et presser mes seins sur lui. J’ai à peine eu le temps de gémir dans son orreille qu’il me retournait brusquement dos à lui, mes fesses appuyées sur sa verge encore luisante de ma salive. Ses dents se sont enfoncé dans mon cou pendant que ses mains serraient mes seins et parcouraient mon corps en y laissant des frissons. Il a constaté en fouillant ma petite culotte qu’un fleuve de désir gisait là, pour lui.
Il a soupiré. J’adore ses soupirs parce que je sais tout ce qu’ils contiennent. Il a carressé doucement mon clitoris en murmurant à mon orreille tout ces mots vulgaires qui nous appartiennent et qui me font tant tourner la tête. J’avais envi qu’il entre en moi un de ces doigts que j’avais sucé... Mais il ne m’a pas donné ce que je voulais malgré mon bassin qui ondulait comme une couleuvre. Il a plutôt détaché ma laisse et comme j’étais toujours dans l’obscurité il m’a guidé jusqu’au lit et m’a ordonné de m’y installer à quattre pattes. Je me suis exécuté puis je l’ai entendu chercher cet outil sacré et fabuleux. Cet instrument de torture et de plaisir auquel je rêve depuis la toute première fois où il a rencontré ma peau.
J’ai d’abbord senti les lanières de cuir glisser sur ma chair de poule. Bien que je sois resté muette, je sais qu’il a entendu mon corps lui exprimer toute sa gratitude. Il s’est mis rapidement à fouetter mon derrière qui en redemandait, en exigeant que je lui dise combien j’appréciais ce traitement. Parce qu’il sait que de l’admettre m’est si difficile. De temps en temps, il effleurait mon sexe trempée en carressant mes lunes qui chauffaient comme des soleils. Il en profitait aussi pour les pétrir et griffer ma chair rougie. J’aurais voulu que mon corps continue de flotter sur cette mer de sensations pour l’éternité. Les coups avaient beau s’intensifier, le plaisir et la plénitude dépassait largement la douleur. Progressivement mon corps est devenu à la fois hypersensible et insensible, lourd et léger, présent et absent.
Poursuivant généreusement ses bons soins, il s’est assis à mes côtés et m’a tiré vers lui pour m’installer à plat ventre sur ses genoux, pour continuer de chauffer mes fesses dans un rythme ennivrant. Un peu honteuse d’être immobilisée ainsi, dans cette position, j’avais tout de même l’impression d’être au paradis. Je pouvais sentir son excitation et j’étais partagée entre l’envie que cette divine fessée ne s’arrête jamais et celle qu’il me prenne enfin et me fasse jouir. Il a alors rompu ce silence rempli d’intensité pour m’ordonner de m’allonger sur le lit, toujours sur le ventre.
Ses mouvements sont devenus plus langoureux, son désir plus criant. Ses ongles lacéraient mon dos, mon derrière, mes cuisses, mes reins, mes bras. Il aggripait mes cheveux chaque fois qu’il s’approchait pour me parler et étendre son corps sur le mien. Il pressait contre moi son membre gonflé et haletant comme une petite chienne, j’allais et venais avec acharnement sur ses doigts qui pénétraient tout mes orifices. Parfois, une de ses claques me surprennait et parfois, je sursautais pour une claque que je ne reçevais pas. Je me sentais complètement déstabilisée, vulnérable, affamée et tellement soumise.
Quand je l’ai entendu enlever ses vêtements mes yeux encore couverts se sont rempli de larmes. Avec force il m’a retourné sur le dos et a donné de petites giffles sur mes seins et mes joues en me demandant ce que je voulais. Je l’ai supplié de me prendre en gémissant dans son cou...Puis, je l’ai répété une deuxième fois, en terminant ma phrase d’un « Monsieur ». Parce que même s’il y a de ces moments où la novice que je suis oublie les bonnes manières, elle sait vite se reprendre maintenant. Il n’a dailleurs pas semblé m’en tenir rigueur...Il a plutôt découvert mes yeux et m’a pénétré lentement en enfoncant sa langue dans ma bouche ouverte.
Chacun de ses coups étaient lents, profonds, et il pouvait lire dans mes yeux que j’étais secouée jusque dans l’âme. Mes bras l’entouraient et je savourais le cadeau de sa peau chaude contre la mienne. Son regard sévère et dominant m’interdisait de fermer les paupières et j’obéissais même aux mots qu’il ne prennonçait pas. J’ai écarté mes jambes à l’infini pour le laisser me dominer plus loin et plus fort. La jouissance a fini par nous délivrer laissant son corps échu sur le mien pendant de longues minutes précieuses et silencieuses...
moi : J’ai soif...
Lui : Pauvre petite perverse assoiffée ! Ferme tes yeux et ne bouge pas, j’ai exactement ce qu’il te faut.
Aussitôt mes yeux sagement fermés, il a inséré dans ma bouche ce qui me donnait l’étrange impression d’être une mamelle d’où s’écoulait de l’eau froide...Après qu’il m’ait demandé de poser ma tête sur sa poitrine et d’ouvrir les yeux j’ai découvert qu’il me donnait le biberon. J’étais perplexe et profondéement troublée... Mais remplie d’un sentiment de bien-être et de satisfaction incroyable me rappelant cette célèbre phrase : "Il ne faut jamais dire Biberon je ne boirai pas de ton eau" ou quelque chose du genre ;-)
Et comme j’avais très soif, j’ai teté cette eau froide comme une petite perverse assoiffée et me suis endormie là, comme un bébé.
3 commentaires:
J'aime ce Monsieur pour tout ce qu'il te fais vivre, pour tout ce qu'il te fais ressentir, des vrais moments, de l'animal, de la puissance du désir et de l'abandon, de la aussi vraie humanité. J'aime te lire parce que sans pudeur tu me transportes dans ce lit ou trop tot j'ai dû un jour me soulever.
Tout comme Atria, j'adore te lire ma douce Lune.... tes blogs me transporte dans un monde que j'affectionne tellement. C'est comme si j'étais là, je ressens tout ce que tu décris et je dois aussi admettre qu'étant une petite salope, j'en mouille :p
Merci ma belle et je suis vraiment contente de faire partie de ta vie.
Litl_vamp xoxoxo
Ce blogue se veut d'abord et avant tout un lieu d'écriture permettant l'évacuation de pensées, d'émotions, de récits, mais aussi de fantasmes. Pouvoir, sans pudeur, aller là où on veut est un des nombreux bienfaits que l'écriture m'offre, généreusement. Souvent ce que vous lisez est le résultat d'un mélange de tout ces éléments.
Atria :
Moi aussi je l'apprécie ce Monsieur ;-) Et je dois admettre que ces jours-ci il inspire plusieurs des mots que je dépose ici, pour vous. Les gens ne sont que de passage dans notre vie et même si parfois certains passages ne sont que des étoiles filantes, il n'en sont pas moins scintillants ;-) Et le fait que mes mots te transportent jusque dans mon lit me donne l'impression d'avoir réussis à transmettre ce que je voulais transmettre. Mais tout ça aurait bien peu de sens si tu ne me lisais pas aussi fidèlement alors encore une fois : Merci Atria.
Litl_vamp :
Moi aussi je suis contente que tu fasses partie de ma vie ! Et je suis particulièrement joyeuse à l'idée que je vais fêter la nouvelle année en ta compagnie ;-) Et si mes mots te transportent toi aussi dans mon lit, et qu'en plus ils te font mouiller, ca va faire pas mal de monde sous ma couette et quelque chose me dit que cette histoire risque de finir en orgie ! lol Merci de me lire et à bientôt xxx
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