mercredi 26 mars 2008

Week-end Pascale : Conclusion

Comme vous l'avez sûrement remarqué, je suis débutante en tant que "bloggeuse". Jusqu'à maintenant, je trouve mon apprentissage fort intéressant. J'adore vous lire. Chaque fois, je me retrouve avec une envi soudaine d'écrire sur un sujet en particulier....Le problème est que je ne prends pas assez souvent le temps d'écouter toute cette inspiration, alors ça s'accumule dans ma petite tête déjà trop remplie ces jours-ci. Et quand je me décide à vous taper quelques lignes, j'en ai trop à dire !

Concentrons-nous donc, sur mon fameux "week-end Pascale"...

Samedi : Souper de famille. J'y vais accompagnée de ma fidèle amie Volage. Le rhum coule à flot, tout le monde parle fort, on ne s'entend plus. Comme je suis la seule personne dans ce bordel qui ne boit aucune goutte, je m'occupe des enfants, question de leur faire oublier que l'ivresse généralisée va quelque peu retarder leur repas. L'ambiance est à la fois électrique, et paisible. La maison est remplie de bonheur et je me sens, oui oui, heureuse.

Comme toute bonne chose à une fin, vers 21h45, nous quittons pour un bar d'Hochelaga-Maisonneuve, où un vieil ami à moi fait un spectacle. Je suis du même avis que Volage : Mon ami a vraiment du talent. Par contre, je n'ai d'yeux que pour les musiciens. Je dois avouer que j'ai un faible pour les musiciens...Tout les artistes en fait... Et ce soir là, disons que j'avais un faible pour les hommes en générale...
Ok, pas seulement ce soir là !!! lol

J'avais deux obsessions : Me saouler la geule et/ou baiser jusqu'à ce que mon corps de désintègre. J'ai l'habitude de ce genre d'obsessions, étant une alcoolique-toxicomane-amateure-de-sensations-fortes qui vit dans l'abstinence depuis plusieurs années. Souvent j'évacue tout ce courant électrique dans une nuit torride, et le tour est joué. Cette fois, j'ai décidé de faire changement...Par respect pour ma quête de "l'amour véritable"

Ma soirée s'est donc terminée dans une discussion intime avec le bassiste, bien calée dans un sofa confortable. Quand nous l'avons reconduit chez lui vers 2h30 am, il a même insisté pour qu'on finisse la nuit ensemble...Et c'est à ce moment que je deviens une héroïne.
J'ai dit non. J'ai dit... NON . J'AI DIT NON ! Je lui ai offert mon numéro de téléphone en lui répondu simplement que je préferais qu'on se reprenne. J'ai presque réussis à lui faire croire que je n'étais pas une obsédée sexuelle ! Ça fesait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi fière de ma petite personne...

Hier soir, monsieur le bassiste m'a appelé. Je ne lui ai pas répondu. Il m'a laissé un message. Je ne l'ai pas rappelé. Je devrais sans doute le rappeler, ne serait-ce que par politesse puisqu'après tout, c'est moi qui lui ai donné mon numéro ! Mais on dirait que l'envi me manque. Et en tant que femme avec des comportements "typiquement femme" : Je me questionne.

Au départ, j'ai été hypnotisée par son instrument et chacun de ses magnifiques doigts bougeant adroitement sur le si long manche...Dans la voiture, mon corps s'est fait hypnotisé lui, par les 20 degrés sous zéro qui me faisaient claquer des dents. C'est pas sa faute... Ça arrive. Tout à coup, je le trouvais moins sexy et moins intéressant.

Si le gentil bassiste m'avait fait mouiller ma culotte (comme il est si facile de le faire, surtout en temps de pleine lune !) Jamais je n'aurais résisté à son invitation. En fait, je crois qu'il n'aurait même pas eu le temps de m'inviter.

Alors finalement...Je ne suis pas une héroïne pentoute.

Ce n'est donc plus un secret : Je n'ai pas passé mon "week-end Pascale" à jouir d'un homme. Par contre, je dois avoir versé milles larmes de bonheur, en pleurant de rire avec Volage, et nos précieuses conversations m'ont laissé, encore une fois, un peu plus riche...Ce qui vaut bien selon moi, toutes les baises du monde, non ?!

Heu...

Ok. On ne va pas se raconter des menteries, bien que Volage ait le potentiel de faire de chaque minute un réel party, il y a tout de même des limites à la satisfaction qu'elle peut m'apporter lol Alors ce soir là, j'avais le corps un peu décu en me couchant. Pour dire vrai, l'envi de poser ma tête sur une poitrine masculine m'a gardé éveillée jusqu'à ce que la lune se décide à dormir.

samedi 22 mars 2008

Jouir de mon week-end Pascale ? Ou jouir tout le week-end avec Pascal ?


Je ne connais pas de Pascal (pas encore) mais je trouvais que ça sonnait bien comme titre, pas vous ? Ce congé de quatre jours tombent vraiment bien. Ces dernières semaines ont été particulièrement éprouvantes au travail et j'avais besoin de repos. Le problème est que mon corps lui, REFUSE DE ME DONNER LE MOINDRE REPOS.

Certaines périodes (comme maintenant) sont plus dificiles. C'est comme si j'avais un tourbillon de feu dans le ventre qui brûle si fort que ça me réveille quand je dors. Vous ne me croirez sûrement pas mais je pense que c'est là, la raison de mon célibat. Je suis victime de mes hormones ! Tout le monde sait que quand on veut une relation sérieuse avec un homme, il ne faut surtout pas aborder la question sexe trop rapidement. Même si on en meurt d'envi, c'est à proscire. Idéalement, il faut même attendre quelques rencontres avant de coucher avec lui, pour faire bonne impression et lui donner le goût de s'engager dans une relation stable, pas vrai les filles ? Moi je trouve ça ridicule, mais l'expérience m'a démontré que c'est vraiment comme ça.

Le plus ironique dans tout ça est que les hommes répètent sans cesse qu'ils veulent des femmes cochonnes...Mais ils sortent avec les frigides, voilà mon constat. Et plusieurs d'entre eux finnissent tôt ou tard par sauter la clôture pour se payer un peu de bon temps avec une de ces cochonnes "trop-cochonnes-pour-être-leur-blonde-mais-juste-assez-pour-le-rôle-de-la-maitresse" ! Fort heureusement, le fait que je sois du genre "insatiable" m'a toujours enlevé toute possibilité d'être la maitresse d'un de ces hommes engagés. Ils ont beau se croire des "superman" la plupart du temps, il n'en reste pas moins que fournir deux femmes, c'est tout un contrat...Et si l'une d'elle est MOI, c'est carrément impossible ! lol

Mon malheur à moi, c'est que je pue le sexe 100 miles à la ronde. Et croyez-moi, c'est involontaire. Je ne véhicule aucune invitation sexuelle dans mon habillement, dans mon attitude, ni même dans mes mots. Si vous pouviez me voir marcher dans la rue, jamais vous ne croiriez que je ne pense qu'à ça. Si par contre vous discutez avec moi quelques minutes, vous le sentirez, et vous le verrez dans mes yeux avant même que j'ouvre la bouche, d'après ce qu'on m'a dit. Pour ceux et celles qui pourraient prendre tout ça pour de la vantardise, je vous arrête tout de suite : Je ne suis pas en train de vous dire que je suis belle, sensuelle et irrisistible, je dis plutôt que comme les hommes sentent que j'aime ça, ils sont tentés par la facilité, ce qui ne m'aide pas dutout dans ma recherche de l'amour véritable ! Mais c'est pourtant ce que je veux moi maintenant, "l'amour véritable".

Je ne suis pas non plus en train de me plaindre car pour être honnête, cela m'a toujours permit d'avoir une vie sexuelle plus que satisfaisante à l'époque où le simple mot "engagement" me donnait des migraines. Cela m'a permit, et me permet encore, d'attirer des hommes comme moi, pour qui le sexe est presqu'une religion. J'ai un don pour détecter ceux avec qui je suis compatible sexuellement. Un regard suffit et je me trompe rarement. J'aime regarder un homme dans les yeux et l'imaginer en train de me prendre par derrière. J'aime regarder ses mains et les imaginer en train de claquer mon postérieur ou d'aggriper mes seins sauvagement. J'aime regarder sa bouche et l'imaginer sur la mienne. J'aime sentir son odeur et imaginer mon nez dans son cou pendant que je lui murmure tout plein de mots obsènes. Et j'aime deviner que tout ça est possible et à porter de main quand il rougit déjà avant même que j'aie dit quoi que ce soit.

Est-ce que tout ça fait de moi une femme facile qui ne veut que ça ? Pas dutout...Une femme qui a envi de bouffer du sexe pour déjeuner, dîner et souper, et en collation à toute heure, mais une femme qui a aussi, envi de PLUS que ça. Je voudrais ne pas avoir à cammouffler cette facette de moi juste parce que je cherche l'amour. Et pouvoir rencontrer un homme qui va me baiser comme j'aime être baisée, aussi souvent et aussi longtemps que je le veux, mais qui comme moi, va vouloir PLUS QUE ÇA. Ça semble simple, mais ça ne l'est malheureusement pas. Dites-moi quelqu'un, que c'est possible ! Parce que certains jours, j'ai tendance à ne plus y croire.

En attendant de trouver cette perle rare, je rêve d'un "week-end Pascale" en compagnie d'une bête de sexe qui pourra éteindre ce feu qui me brûle le corps ! Je vous le répète, je suis victime de mes hormones ;-)

dimanche 16 mars 2008

Scandale ?

Un politicien se paye un fille de joie, et puis après ? Personne ne va me faire pleurer avec leur misère de gens riches et célèbres. combien sont-ils à le faire ? Des tonnes ! Un sur dix se fait prendre, et cette fois-ci, ça été lui, le pauvre malheureux. Ce n'est pas un scandale bordel ! C'est une erreur ! Et selon moi, l'erreur n'est pas ce qu'il a fait, mais plutôt qu'il se soit fait prendre.

Que des chauffeurs d'autobus aient pris les usagers (dont moi) qui continuaient de payer leur passe mensuelle comme des caves, en otage pendant des mois, afin d'obtenir un règlement de leur conflits de travail, c'est un scandale.

Qu'en Inde des enfants travaillent durement, c'est un scandale. Qu'il n'aient pas le droit de boire de l'eau afin de minimiser les déplacements aux toilettes, qui représentent pour l'employeur de merde quelques sous de perte, c'est un double scandale.

Qu'un homme toxicomane volent quelques dollars dans un dépanneur sans la moindre violence et se retrouve en prison pour plus de 2 ans, quand des politiciens en cravate conservent leur liberté après avoir volé des millions aux contribuables, c'est un esti de scandale.

Que le chômage t'empute ta paie chaque semaine et que tu doives te battre contre eux comme un forcené quand tu perds ton emploi, pour obtenir un tout petit montant d'argent (qui t'appartient !) , c'est un scandale.

Que des immigrants arrivent ici, voulant nous changer et nous imposer toutes les inégalités, interdictions et contrariétés de leur religion, dans une totale ingratitude, c'est un affreux scandale.

Que tu entres dans un dépanneur à montréal et que les 8 employés asiatiques ne comprennent pas un foutu mot de ce que tu leur demandes, c'est, OUI, tout un scandale. Et j'inclue dans ce scandale tout ceux qui décident de venir s'installer ici sans faire le moindre effort pour apprendre notre langue.

Et pour ceux qui sont ici depuis des années, qui te parlent en anglais et te regardant de haut même quand tu leur parles français et qui ont toujours considéré comme inutile d'apprendre le francais...C'est selon moi, un dégoûtant et indécent scandale.

Je ne veux pas tomber dans le sansationnalisme mais pour terminer : Qu'un homme de 18 ans battent un bébé naissant, pendant les premiers mois de sa vie jusqu'à lui briser les côtes, le mordre et lui déboiter le corps, seulement parce que, selon ses dires, il était jaloux de toute l'attention dont ce bébé bénificiait, entre vous pis moi, C'EST-TU PAS UN COLISSE DE SCANDALE ?! Et je pourrais vous en énumérer tellement...Malheureusement.

Des VRAIS scandales moi, j'en entends et j'en vois tout les jours, pas vous ? Un politicien qui se paye un femme aux moeurs discutables (mais consentante et majeure) pratiquant le métier le plus vieux du monde, pour avoir des faveurs que sa femme ne lui offre probablement plus (supposant qu'elle lui en ait déjà offert), c'est tout sauf un scandale. C'est une grosse connerie qui me laisse complètement indifférente et qui, tant qu'à moi, n'a aucune raison de faire la une dans les journaux et à la télé. Il y a malheureusement trop de voyeurs qui tentent désépérément de combler l'immense vide qu'ils ont au milieu du ventre, en regardant les autres se planter. Et quand celui qui se plante est un politicien, c'est l'orgasme. Il faudrait qu'une fois pour toute ces gens s'assument et arrêtent de se justifier hypocritement en qualifiant de "SCANDALE" tout ces faits divers sans intérêt qui les font jubiler.

mercredi 12 mars 2008

Éclair de culpabilité

Il y a deux semaines, j'ai connu un homme sur internet (autant qu'il soit possible de connaître quelqu'un sur internet). Oui je m'en confesse, je fais parti des célibataires qui profitent de ce moyen pour trouver l'âme soeur. Est-ce que c'est efficace : NON. Je le fais justement de moins en moins, parce que je n'y crois plus.

Je dois admettre que j'ai connu des hommes super intéressants et j'ai eu, autant que j'en ai voulu, d'excellentes baises (n'ayons pas peur des mots). Mais en bout de ligne je suis encore célibataire. Vous penserez sans doute que le problème c'est moi, et non internet. Vous aurez peut-être raison. Je suis plutôt le genre de femme qui fait confiance aux rencontres "réelles" et imprévues dans une épicerie, sur la rue...ou dans un autobus :-) Où la séduction peut opérer à un niveau, encore une fois, plus "réel".

Revenons à cet homme, JH.
Nous nous sommes parlé au téléphone pendant une semaine. La chimie était au rendez-vous (autant qu'elle puisse l'être au téléphone). Nous discutions des heures durant et j'avais très hâte de le rencontrer. J'avais vu une photo de lui où il me semblait assez charmant, mais sur cette photo il était un-tout-petit-peu-trop-éloigné pour que je puisse bien voir son visage. Je ne me suis pas trop questionné à ce sujet...PREMIÈRE GROSSE ERREUR. Malheureusement, ça ne sera pas la dernière.

Le samedi, je me suis décidé à l'inviter chez moi. Je sais ce n'est pas prudent mais bon...c'est ça.
Au moment où j'ai ouvert la porte, surprise, que dis-je, stupéfaction totale, et je passe plusieurs secondes à me demander sérieusement s'il est bien l'homme que j'attendais. S'installe alors le malaise. Ça commence mal. Très mal.

Bien que je n'ai remarqué rien de beau dans son visage (ce qui est assez rare dans mon cas), je demeure d'avis que chaque être humain possède en lui une certaine beauté. Par contre, malheureusement, ce n'est pas chacun de ces êtres humains, beaux à leur façon, qui peut susciter en moi du désir. Sinon, je ne serais probablement pas célibataire. Et puis finalement, si c'était comme ça, plus personne ne serait célibataires.

Conclusion : Chacun ses goûts.

Alors JH, a suscité chez moi un sentiment de répulsion, dès les premières secondes. Mais comme je suis humaine, et que nos conversations avaient été des plus agréables et excitantes, j'ai choisis de ne pas m'arrêter à l'apparence et de l'inviter à entrer. Deuxième GROSSE ERREUR. Attention : Je ne veux pas avoir l'air de prôner la superficialité, sauf que cette fois-ci, j'aurais donc dû écouter ma première impression.

Nous avons à peine eu le temps de nous assoir et échanger quelques paroles futiles (où j'essayais désépérément de lui faire oublier l'état de choc dans lequel j'étais quand je l'ai vu) qu'il m'a litérallement sauté dessus. Ok, malheureusement, ce n'était pas trop sauvage. Et je dis malheureusement puisque s'il avait été un peu plus brusque j'aurais été capable de le repousser... Comme il a fait tout ça en gentleman malgré tout, je n'ai rien fait. Ou plutôt, j'ai tout fait... J'ai répondu à ses baisers comme si j'en brûlais d'envi. J'ai accepté toutes ses caresses et lui ai même rendu chacune d'elles. Je sais c'est dégeulasse. C'est malhonnête envers lui, et tellement envers moi-même ! J'ai baisé avec cet homme, par compassion.

Je dois avouer qu'il m'a donné beaucoup d'affection, ce qui n'est pas à négliger. Je me suis sentie belle, désirable, merveilleuse. Et je lui ai procuré beaucoup de plaisir...Peut-être trop puisqu'il veut récidiver. Mais j'ai un peu fait semblant. Ne me lancer pas de roches s'il vous plait ! Je me suis sentie coincée, et je ne pouvais pas concevoir de lui démontrer ma "non-attirance" pour son physique, en le repoussant carrément. C'était trop difficile pour moi. Je manque de colonne ? Non, tellement pas ! Je suis seulement une femme sensible, compréhensive, avec une légère difficulté à dire non, causée par un refus total de faire de la peine à autrui....Surtout ce genre de peine, un peu "ruff" à digérer.

Bref, j'ai couché avec lui, fesant tout ce qu'il faut pour qu'il soit satisfait, complètement. Je ne suis pas du genre à faire les choses à moitié, surtout sexuellement, alors j'y ai mis tout mes talents en me disant "tant qu'à le faire pourquoi ne pas s'appliquer ?"...Et quoi que je puisse dire pour ma défense, il n'en reste pas moins que j'ai joué un peu la comédie et rien n'excuse ce genre de mensonge : J'assume. Avec beaucoup de culpabilité, mais j'assume.

Après avoir bu à grandes gorgées son sperme chaud, et lui avoir dit que j'avais évidement "adoré ça" en discutant sur l'oreiller, j'ai prétexté une activité prévue tôt pour le lendemain matin pour qu'il ne s'attende pas à dormir chez moi . Il est alors parti, semblant flotter sur un nuage. La culpabilité fesait déjà ses ravages au fond de moi, et je le méritais.

Le lendemain il m'écrivait déjà qu'il ne cessait pas de penser à moi et qu'il était impatient de me revoir...Alors j'ai mis mes culottes...trop tard je sais mais bon... Je lui ai envoyé un courriel lui disant que je ne ressentais pas les fameux p'tits papillons au ventre qui nous donne envi de revoir quelqu'un. Il m'a exprimé toute la peine que cela lui causait, ce qui m'en a causé tout autant, par ricochet. Nous avons eu une petite discussion au téléphone, remplie d'humour, question de mieux lui faire avaler le rejet...Troisième GROSSE ERREUR.

Aujourd'hui, JH m'a écris que je lui manquais et m'a demandé de lui donné une deuxième chance. Et moi, comme si ça ne me rentrait pas dans la tête que, la meilleure façon d'agir dans ce genre de situation est de couper tout contact, je me suis dit que si je l'appellais pour lui en parler gentiment, il comprendrait...Quatrième GROSSE ERREUR.

Là, à ce moment-ci, vous avez le droit de vous dire que j'ai pas d'allure, si ce n'est pas déjà fait. Mais ce n'est pas tout. Non seulement il n'a pas compris, ou plutôt n'a pas voulu comprendre que je ne désirais pas le revoir, mais en plus il m'a invité à une sortie resto vendredi soir, suivi d'un fin de soirée DVD "collés" chez lui ! J'ai dit non, je vous jure que j'ai dit non. Non une fois, non deux fois, non trois fois...Après quelques tentatives de sa part pour me faire changer d'idée, j'ai finis par lui dire que j'allais y penser. Colisse. Ce n'est pas ce que je voulais lui dire, mais c'est ça que j'ai dit. Cinquième GROSSE ERREUR MONUMENTALE.

Après toutes ces "grosses erreurs" je ne sais même plus envers qui ou quoi je devrais me sentir coupable, finalement. Lui au fond, malgré le rejet qu'il vit actuellement, il a eu du plaisir et a passé une belle soirée puisqu'il ne sait pas que j'ai fait semblant. Si j'avais été "honnête", il aurait vécu du rejet sur le coup, mais n'aurait pas eu cette soirée qu'il qualifie lui-même de "moment merveilleux". Alors il y gagne plus que moi, non ? Moi dans tout ça, j'ai reçu beaucoup de sa part, le seul détail, c'est que j'en avais pas envi...Et moi, je sais que j'ai fait semblant, contrairement à lui. Et je vis avec.
Je pense que j'ai causé bien plus de tord à moi, qu'à lui. C'est bien ce qui me tourmente.

Vous ne me croirai probablement pas mais...Je ne passerai pas la soirée avec lui vendredi soir.

Je la passerai avec un super-adorable-chauffeur-d'autobus...Si seulement il pouvait m'appeler !

Premières 24 heures d'attente

Il n'a pas donné signe de vie.
Mon gentil-chauffeur-d'autobus-du-bonheur n'a pas appelé.
Je lui ai donné mon numéro lundi soir. Nous sommes mercredi matin. Peut-être a-t-il une blonde ? Ça ne me surprendrait tellement pas ! Combien de temps devrai-je attendre ? Dois-je oublier le projet après une semaine sans nouvelles ? Moi je connais rien à tout ça.

Moi je connais les sourires qui tuent, les regards qui en disent long, et les phrases chocs. Aussi je connais les jeux auquels on joue, rendus sous les draps...Entre les deux, c'est là que ça ne va pas dutout. C'est sûrement ce qui explique mon célibat !
Ne vous méprenez pas, je ne suis pas pessimiste. J'ai de plus en plus confiance en mes moyens, j'ai seulement besoin qu'il me donne une petite chance...en m'appelant !

lundi 10 mars 2008

L'autobus du bonheur


J'ai terminé le travail à 18h, complètement crevée. La semaine dernière j'ai eu une promotion et cette semaine je me dois de livrer la marchandise question de leur prouver qu'ils n'étaient pas trop dans le champs en me choisissant. J'ai quand même ma fierté...mais ça m'épuise.

Ok, 18h. Je sors en vitesse pour attraper mon bus on chevauchant quelques bancs de neige. Bordel d'hiver. J'arrive enfin, une pancarte me dit que l'autobus est temporairement déroutée et que je dois me rendre un arrêt plus loin. Poursuivant mon périple jusqu'au prochain coin de rue, j'apercois une autre fichue pancarte me disant d'aller à un autre arrêt. C'en est trop.
Je marche et je marche, vers je ne sais où, échevelée par le vent, défaite par la fatigue. Je sais pas trop ce que je cherche mais j'espère croiser quelqu'un qui cherche la même chose que moi.

Finalement, entre deux montagnes blanches, j'apercois MON autobus... Dans un élan de désespoir, ou de stupidité, je lui envoie la main ! Je m'attends à ce qu'il poursuive sa route, m'éclaboussant au passage, mais non ! Il s'arrête en plein milieu de la rue et me fait signe d'entrer...Un sourire en bonus. WOW. Et pas n'importe quel sourire. En fait c'est le plus doux, le plus réconfortant, et le plus charmant de tout les sourires que j'ai aperçu depuis longtemps.
Je sais, un sourire demeure un sourire, rien de plus. Ceci dit, un peu de rêve n'a jamais tué personne, pas vrai ? Et très sincèrement, si tout se serait arrêté après cet incroyable, merveilleux et époustoufflant sourire, j'aurais été comblée et c'aurait probablement été le plus agréable de tout mes retours à la maison depuis le début de cet interminable hiver. Je vous le jure.

Fort heureusement, ça ne s'est pas arrêté au sourire.
Le gentil chauffeur commence par m'annoncer qu'il va vers le sud, toujours avec son sourire-de-la-mort. Or, (léger détail) pour me rendre à bon port, moi j'ai besoin d'aller vers le nord. Il voit alors dans mes yeux que je suis au bord de la crise de nerfs alors il m'invite à m'assoir en me disant d'une voix débordante de douceur : "Reste avec moi, tout va bien aller." Ouf. Soudainement, moi, je suis prête à le suivre jusqu'à québec.

La circulation est lente et complètement paralysée mais je m'en réjouis. Chaque fois qu'il en a l'occasion, il me regarde avec ses beaux yeux, et moi je lui sourie. Puis, il me rend mon sourire. Puis, je lui sourie encore... Je vais même jusqu'à lui demander en riant, si je devrai prendre tout les autobus de montréal pour pouvoir le revoir. Il va même jusqu'à me répondre en riant, que je n'ai qu'à l'attacher et l'apporter avec moi...Sacré charmeur, monsieur le chauffeur.

J'avais une telle envi de l'embrasser ! Entre vous et moi, si j'avais pu l'amener avec moi, je ne serais pas en train d'écrire, croyez-moi.
Nous avons eu quelques échanges. Il m'a questionné sur mon travail. Je lui ai demandé son âge. Il m'a dit qu'il avait eu une journée difficile. Je lui ai parlé de ma promotion. Il m'a félicité. Je l'ai remercié de sa gentillesse. Il m'a demandé mon prénom. Un paquet de phrases banales qui me donnent mal au ventre juste d'y repenser. Je suis une femme intense, que voulez-vous. Et c'est justement cette intensité qui m'a poussé, quelques secondes avant de descendre de cet "autobus-du-bonheur", à lui offrir un bout de papier où j'avais rapidement écris mon numéro de téléphone... Il l'a pris, le sourire toujours aussi radieux, peut-être même davantage... Je ne sais trop. Je suis convaincue, sans le moindre doute, que nous avons tout les deux été charmés. Par contre, je sais aussi que souvent, les hommes sont ainsi fait : Bien que certains moments leur paraissent magiques au même titre que nous les femmes, ils n'aspirent pas toujours à y donner suite. Ça arrive.

Peut-être n'aurais-je pas dû lui offrir ainsi mon numéro de téléphone...Je sais. Peut-être aussi que si j'étais descendu de cet autobus sans ne rien faire, je n'aurais plus jamais recroisé ce sourire et honnêtement, je m'en serais voulu. J'ignore si j'ai bien fait, mais je l'ai fait.

Moi qui rage, chaque matin et chaque soir, contre la STM ainsi que tout ses syndiqués de qui je me sens prisent en otage depuis le début de leurs conflits de travail (et Dieu sait que ça fait longtemps!) Je me retrouve en train d'attendre l'appel du plus charmant des chauffeurs, de qui je ne connais que le prénom, l'âge, et toute la douceur que peut contenir son sourire.

Ais-je vraiment besoin de vous préciser que je meure d'envi qu'il appelle ?!

samedi 8 mars 2008

Peak de solitude




Quel samedi.
Le merveilleux paysage blanc que j'observe par ma fenêtre, ne me permet même pas de distinguer les maisons de l'autre côté de la rue. Je peux à peine percevoir quelques pauvres silouhettes masculines aggripées è un pare-choc de voiture, qui poussent déséspérément en expulsant des mots d'église.
8 mars, journée de la femme. Je pourrais m'extasier sur tout ce que Mme Jeannette Bertrand a fait pour les femmes du Québec mais je ferai plutôt le plus égocentrique des choix : Vous parler de la femme de 34 ans que je suis.
Saviez-vous qu'en générale, la plupart des femmes atteignent leur "peak" sexuel dans la trentaine ? Je pourrais vous raconter un tas d'anecdotes sur ce phénomène qui me ronge depuis quelques années mais je ne le ferai pas...En tout cas pas ce soir. Consolez-vous j'ai l'intention justement d'utiliser cet humble blog pour vous exprimer tout ce que je n'oserais pas exprimer sans le couvert de l'anonymat et qui selon moi serait digne d'un film (pas si humble que ça finalement !)
Ce soir j'ai envi de vous dire simplement que je suis une femme jolie, désirable, sympathique, drôle, honnête, intelligente et intéressante et que malgré toutes ces belles qualités qu'on me donne régulièrement, je suis célibataire.
Bien que je sois heureuse et comblée à plusieurs niveaux, l'absence d'un homme à mes côtés me pèse un peu plus chaque jour. Je sais, c'est pas très original comme introduction, mais je n'ai rien trouvé de mieux à dire ce soir, puisque l'hiver interminable accentue la lourdeur de mon célibat et me glace jusqu'au coeur.
La femme chaude que je suis a exploré toutes les facettes excitantes des "one night" et des fabuleuses "amitiés sexuelles". La séduction, que j'apprécie particulièrement, est un jeu d'adresse qui n'a presque plus de secret pour moi...Pourtant, l'amour sain et véritable demeure un pays inconnu que je rêve de visiter.
En cette soirée-hivernale-de-la-femme, j'ai beau être dans mon peak sexuel de la trentaine, c'est ma solitude qui atteint des sommets que je croyais inégalés.