jeudi 6 novembre 2008

Une lune au pays des Merveilles

En pénétrant dans cet endroit magique, les mains moites, le coeur serré et le souffle court, j’ai ressenti une excitation que je ne réussirai probablement jamais à décrire. Ça dépassait tout ce que je m’étais imaginé. Des gens sobrement habillés déambulaient parmis d’autres presque nus mariant parfaitement le savoir-vivre et la perversion. J’ai tout de suite été séduite par le respect et le calme des invités. J’étais là pour observer alors sans perdre une seconde, je me suis mise à chasser avec gourmandise toutes les images qui s’offraient à moi.

Le premier élément que j’ai remarqué a été le film porno à saveur bdsm qui était projetté sur un écran immense...Mais comme mon regard ne manquait pas de stimulation, je n’ai pas vraiment suivi le film. La main de mon ami parcourant mon dos faisaient naître et renaître des tas de frissons sur mon corps et la douceur sensuelle de sa charmante copine me rassurait et calmait mes tremblements. Mes yeux savouraient le festin et j’avais la sensation de voir un peu de moi dans toutes les âmes que je croisais. C’était si bon, si doux, si excitant. Je me sentais titillée par autant de cadeaux et je soupirais en me gavant de tout ce vice. Et pour voir, j’ai vu...

J’ai vu un homme, d’une quarantaine d’années, simple, seul, droit et réservé, qui se promenait lentement en s’arrêtant parfois pour regarder les scènes. Il était visiblement voyeur, rêveur et comblé. Nous regardions souvent dans la même direction...En petite curieuse que je suis, j’ai eu très envi de m’approcher de lui, lui sourrir, le frôler, lui voler quelques mots. Je me suis plutôt contenté de le fixer de longues minutes, tentant de percer ses pensées. Étaient-elles semblables aux miennes ?

J’ai vu une femme souriante, belle et pleine d’assurance, assise confortablement sur un canapé, souriant et tenant en laisse deux hommes agenouillés devant elle, qui massaient et léchaient ses pieds. J’étais assise tout près et un de ses soumis touchait mon mollet en servant sa Maîtresse...Sa manière de leur parler en leur caressant les cheveux provoquait en moi toutes sortes d’émotions. J’étais touchée et fascinée.

J’ai vu un homme passionné des seins, demander poliment à une femme la permission de toucher sa poitrine. Devant son approbation timide, il s’est avancé presque hypnotisé, a pris dans ses mains ses deux petits seins, puis, heureux comme un enfant, il les a mis dans sa bouche pour les goûter posément malgré tout son appétit. La femme riait dans toute sa beauté pendant que son conjoint lui caressait le dos...La femme de cet homme comblé se tenait à ses côtés et se réjouissait sincèrement du plaisir de son homme. Je me sentais privilégié d’assister à ce doux moment entre deux couples, malgré un certain malaise. J’avais l’étrange impression de prendre sans donner.

J’ai vu un homme et une femme, exécuter la plus belle des danses. La main de Monsieur touchait gentiment le bout du nez de mademoiselle chaque fois qu’il claquait sa fesse avec énergie. Tout leurs mouvements avaient l’agencement d’une chorégraphie et une poésie animale. Rien n’aurait pu me faire détacher les yeux de leurs langues soudées, de leur désir brûlant, de leur corps valsants si près...et si prêts. Je me nourrissais de leur débauche, éffrontément.

J’ai vu un homme qui tounait autour de sa douce, allongée sagement sur le ventre, comme un prédateur autour de sa proie. Il la ligotait amoureusement avec de belles cordes blanches et rougissait sa peau de la manière la plus sensuelle qui soit. Parmis les gens attroupés qui regardaient la scène, j’étais là, examinant le visage de la proie. Ses petits cris attisaient ma sympathie, mon admiration et mon désir d’abandon. Son compagnon venait la rassurer en lui chuchotant des mots secrets au creu de l’orreille...Comme je l’enviais ! Elle refusait qu’il arrête, elle ne voulait être nul part ailleurs. Moi non plus.

Évidement, l’affamée que je suis a désiré un homme, avec une discrétion dont je ne m’aurais pas cru capable et dont je suis fière. Parce que chaque chose en son temps...Nous n’avons échangé aucun mot, que des regards et des sourires. Je crois avoir été la seule à frissonner lorsque nous nous sommes frôlés. Il n’a jamais su, non plus, que de ne pas glisser mes doigts sous sa cape fût un supplice pire que tout ceux se déroulant autour de nous. En apercevant ses mains (immenses!), j’ai eu envi de me pencher pour lui offrir mon derrière, comme ça. Pour qu’il le réchauffe, le pétrisse, le claque et le pénètre sauvagement...Pour qu’enfin la voyeuse cède sa place à la salope.

Pour lui, pour sa peau trop invitante, ses yeux rieurs, sa bouche, ses immenses mains et son nom que je ne lui ai pas demandé : j’y retournerai. Pour tout ce que j’ai vu, ressenti et respiré ce soir là : j’y retournerai. Pour revoir mes amis et partager avec eux : j’y retournerai. Pour connaître des gens et continuer d’avancer : j’y retournerai.

Au début de cette soirée, le désordre régnait dans mon appartement, comme dans ma tête. Il n’était pas question que je fasse de ménage, ni dans l’un ni dans l’autre. J’avais envi, que dis-je, j’avais besoin de m’amuser. Sortir. Marcher. Courrir. Avancer sur un chemin inconnu, jusque dans ce pays mystérieux qui m’appelle depuis...des lunes.

J’ai choisis de téléphoner ces amis qui savaient exactement ce dont j’avais besoin, peut-être plus que moi-même. Ils ont proposé et j’ai pris le temps de réfléchir, mais pas trop. Je craignais de changer d’avis. Je savais que le temps était venu pour moi d’aller voir de plus près cet univers qui m’attire tant. Pourtant, dès que j’ai accepté, je me suis mise à trembler.

Ils ont eu la gentillesse de venir me chercher et de m’amener là où je souhaitais être, où je devais être. Là où des gens se dévoilent, ou d’autres se régalent du spectacle. Là où chacun a sa façon de s’amuser. Je n’ai été qu’une simple observatrice mais me suis pourtant sentie plus concernée et plus impliquée que jamais auparavant.

Pour ces deux nouveaux amis que j’affectionne déjà, ceux qui m’ont invité, accompagné, rassuré et complimenté, je ressens une reconnaissance sans limite. Ils sauront se reconnaître ;-) Et pour ce qui est de ces inconnus qui m’ont sourit, ils ne se doutent certainement pas à quel point je l’ai apprécié. Cette soirée fût pour moi un grand pas. Une révélation. Une occasion d’avoir chaud, d’avoir faim, de rêver et d’accepter un peu mieux la femme que je suis.


Merci.

samedi 25 octobre 2008

"La nuit dernière"

Le 20 octobre dernier j'ai écrit ce billet, mélangeant le rêve avec la réalité et le fantasme, comme il est permis de le faire normalement dans l'écriture. Je l'ai publié ici, puis le lendemain, je l'ai supprimé. Après mûres réflexions je choisis maintenant de vous l'offrir sans aucun regret...

Il ne me suit pas, il me poursuit. Non pas de ses pas, mais de ses mots. Partout et tout le temps. C'est l'ustencil quand je me nourris, le savon quand je me lave, le regard quand je m'habille, la main quand je jouis et le dompteur quand je me fais lionne. Il y a sa voix dans mes silences, trop souvent. Homme ou fantasme ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Les deux n'en finnissent plus de s'entremêler pour me tourmenter.

Depuis quelques semaines, la louve perd ses repères et ne chasse plus. La lune perd le nord, attendant le dénouement : Une proposition ? Un rejet ? Une déception ? Une illumination ? Un sourire ? Des larmes ? L'approbation ? L'extase ? Si j'avais le loisir de choisir, je choisirais. C'est précisément pour cette raison que je ne veux pas de ce pouvoir. Pour moi, décider de ne pas choisir équivaut à cesser de respirer. Lui, il m'impose ce "non-choix" et nos échanges me déstabilisent.

Je ne connais ni ses mains, ni sa voix, ni son odeur, ni son visage, et encore moins ses intentions. J'ignore même si je souhaite le rencontrer un jour, ou une nuit. Pourtant, j'ai éteint le moteur de mon bateau, hissé la grande voile et laissé ses mots devenir mon vent.

La nuit dernière, j'ai rêvé que je le rencontrais. Il commençait par m'écrire son invitation, ses directives, ses souhaits. Une fois de plus, je savourais chacun de ses mots pendant qu'une invasion de papillons sévissait dans mon ventre. Avec dans ma main tremblante l'adresse à laquelle il m'avait demandé de me rendre, je me retrouvais marchant dans les rues de montréal. Sur le chemin, j'arrêtais dans une chocolaterie, pour lui acheter une jolie boîte de délicieux chocolats. Parce que je sais que, comme moi, il adore le chocolat. C'est dailleurs une des rares choses que je connaisse de lui.

Devant sa porte, je fouillais sa boîte aux lettres pour y trouver le bandeau destiné à cacher mes yeux curieux. Je l'installais, puis sonnais, déchirée entre l'envie d'entrer et celle de m'enfuir en courant. On venait m'ouvrir et une voix douce et autoritaire que je savais être la sienne, me guidait. Sa main prennait la mienne, mes genoux tremblaient. Il m'ordonnait de me déshabiller et de m'allonger. Il cessait de me parler pendant quelques secondes mais je pouvais l'entendre respirer et je sentais son regard me brûler cruellement la peau. L'état de vulnérabilité dans lequel je me trouvais me donnait presqu'envi de pleurer. non pas de peine, mais de désarroi. Il faisait naître sur mon corps des frissons en approchant habilement son souffle chaud de mon orreille et en y chuchotant ses désirs.

"Monsieur souhaite que mademoiselle se donne en spectacle pour lui. Après s'être caressé tant de fois dans le secret en songeant à Monsieur, il est maintenant venu le temps de le faire devant lui, pour lui, et comme il l'entend, est-ce bien clair ?"

Alors timide et désamparée, je glissais un doigt entre les lèvres de mon sexe en frissonnant. J'exécutais ses ordres avec ma volonté irrationnelle et démesurée de lui plaire.

"Je veux vous voir entrer deux doigts en vous, profondément."

"Tournez votre index lentement autour de votre clitoris et dites-moi comment est-il ? Humide ? durci ? comment vous sentez-vous ?"

"Augmentez progressivement le rythme mais ne jouissez pas avant que Monsieur ne vous donne la permission..."

Quand l'intensité dépassait la limite que Monsieur estimait raisonnable, et qu'il me trouvait trop empressée, il me demandait de tout arrêter pour lui raconter les images qui avaient peuplé mon esprit, chaque fois que j'avais jouis seule en songeant à lui. Tourmentée, le coeur au bord de la crise cardiaque et le souffle court, je lui racontais tout, dans les détails les plus pervers. Pendant qu'il me traitait de petite vicieuse, je pouvais l'entendre sourire, je pouvais l'entendre bander. Je tentais de constater moi-même, du bout de mes doigts aveugles, de la rigidité de son membre mais il me le refusait.

"Monsieur vous déconseille d'agir ainsi..."

C'était suffisant pour que je me fasse docile. La tâche de mademoiselle consistait à se laisser guider par Monsieur pour lui offrir le spectacle de son plaisir solitaire. Je craignais de jouir, mais je craignais d'avantage de ne pas le faire. Je me préocupais de l'opinion qu'il avait de mon corps nu ainsi offert à son regard exigeant, mais me concentrais sur ses paroles aussi sécurisantes qu'envoûtantes.

La nuit dernière, j'ai rêvé que je m'abandonnais totalement, en me soumettant pour la première fois de ma vie.

lundi 29 septembre 2008

Le charmant dentiste

Aujourd’hui, je suis allée chez mon dentiste.
Ce n’était pas ma première fois avec lui, il me connait bien maintenant et sait comment me parler...

Moi, je joue le jeu, bouche ouverte et sourire dans les yeux...M’aurait-il démasqué ?



Le charmant dentiste : Assied-toi, lune...voilà

Le charmant dentiste : Ouvre ta bouche bien grand...voilà

Lune : Ça va faire mal ?...

Le charmant dentiste : À peine... C’est normal que ce soit sensible et déplaisant, mais je vais faire vite, tu dois seulement être un peu patiente...t’es capable ?

Lune : Oui...

...

Le charmant dentiste : Tu es tendue lune...t’ais-je fait mal ?

Lune : Là non, mais parfois oui alors je me prépare mentalement...

Le charmant dentiste : Tu ne dois pas anticiper la douleur comme ça...Tu sais que j’arrête juste à temps quand ça fait mal...non ?

Lune : Oui

Le charmant dentiste : Alors fais-moi confiance d’accord ?

Lune : « accowww »

...

Le charmant dentiste : Bon, je sais que tu n’aimes pas cet instrument qui vibre très fort mais ça ne sera pas si pire...ferme tes yeux, imagine que ça vibre mais que c’est plaisant...

?!?!?!?!

...

Le charmant dentiste : Voilà, tu as fait ça comme une grande fille...je suis fière de toi...

Lune : Merci

Le charmant dentiste : Je peux te donner un conseil lune ?

Lune : Oui...

Le charmant dentiste : tu aurais intérêt à te détendre et faire confiance plus souvent, tu serais moins stressée et tu aurais moins mal aussi...

Lune : Heu...je sais

Le charmant dentiste : Maintenant regarde-moi et laisse-moi nettoyer ta bouche avant que ça te dégouline jusque dans le cou...
...

samedi 27 septembre 2008

jeudi 18 septembre 2008

De loin

Le temps est maintenant venu, pour la petite impatiente, complaisante, vilaine et trop prudente lune que je suis, de vous dévoiler une partie de sa face cachée.

Aussi étrange que cela puisse paraître, l'écriture d'obscénités m'est bien plus aisée que l'écriture de tout le reste. Je peux assez facilement vous avouer qu'aucun vibromasseur sur cette planète n'a réussi à me faire jouir autant qu'une brosse à dents électrique (à part peut-être un jet de bain tourbillon et une lime à ongles électrique trafiquée il y a de ça très longtemps) mais j'hésite à vous parler des bas-fonds d'où je viens. Ceux-là même qui ont fait de moi la femme qui vous écrit aujourd'hui.

Je ne souhaite pas pour l'instant m'attarder sur mon enfance qui fût difficile comme beaucoup d'autres. Je n'en vois pas l'utilité....Sauf peut-être pour vous dire que, comme j'aime être traitée comme une petite fille, j'imagine que je ne suis pas encore sortie de cette enfance. On peut dailleurs le voir dans mes yeux, paraît-il. Avec les années, et les erreurs, j'ai finis par apprendre et acquérir de l'expérience. Au niveau affectif, cependant, l'hypersensibilité m'éloigne souvent de la maturité à laquelle j'aspire. Pour le moment, je n'y vois pas que du mauvais : J'ai été une enfant méfiante, sombre, refoulée et désillusionnée et je suis maintenant une femme curieuse, intéressée, aimante, rieuse et malgré tout rêveuse. C'est en devenant adulte que j'ai appris à rêver, moi, mais j'ai dû avancer longtemps sur le chemin de la destruction avant de changer de route.

Le mélange explosif de colère, de rage, d'appétit sexuel et de soif d'amour absolu ont fait de mon adolescence un enfer qui s'est poursuivi jusqu'à mes 25 ans. Jusqu'à ce que je découvre que toutes les baises et toutes les drogues du monde n'avaient et n'auraient jamais aucun pouvoir sur cette colère, rage, appétit sexuel et soif d'amour. En fait, seule la mort aurait été capable de m'appaiser un tout petit peu; j'ai donc choisis LA substance qui m'a permit de m'en approcher le plus...

À coup d'aiguilles, je me suis injecté un peu de mort...Puis, je me suis injecté plus de mort...Puis, je me suis injecté beaucoup de mort. La mort n'était jamais assez morbide, le poison n'était jamais assez puissant. Je vais vous épargner toutes les trahisons, les bassesses, l' "overdose" qui a failli me coûter la vie, ainsi que les douleurs atroces des nombreux sevrages, qui feraient de mon histoire une-vraie-histoire-de-toxicomane-en-règles. Je vous laisse le soin d'imaginer.

Je préfère vous dire qu'un rayon de soleil finit toujours par percer même le plus frigorifiant des pôles nord. J'en suis la preuve vivante. Et de ce cauchemar est né, entre autre, une amitié profonde avec un des plus extraordinaires être humain qu'il m'est été donné de connaître. La drogue avait fait de lui un monstre, mais ne pouvait-il pas en dire autant de moi ? Bien sûre. Nous nous sommes battu, et aimé, autant qu'il soit possible de le faire avec tout nos lourds handicaps.

Nous nous sommes fait beaucoup de mal, pourtant, cet homme est toujours dans ma vie et je l'aime assez pour donner tout ce que je possède afin de le rendre heureux si cela était nécessaire. Mais ça ne l'est pas : Il est heureux et nos échanges sont d'une richesse rare et précieuse. Il a été pour moi un ami, un amant, , un amour impossible...un père. Un père redoutable, mais protecteur. Bien qu'il l'ignore, je crois que c'est à ses côtés, au coeur de la tempête, que sont nés les premiers symptômes de mon désir de soumission...

Je me suis retrouvée en cure à l'âge de 24 ans. Je refuse d'en prendre tout le mérite puisque j'ai attendu d'être forcée pour faire le pas. Forcée de choisir entre la vie et la mort. De ce choix en faveur de la vie que j'ai fait à cette époque, je retire chaque jour une énorme fierté. Je me suis engagée, sans trop le décider et muée par une force dont je ne me connaissais pas, dans un processus de cheminement intense. Processus dans lequel je continue d'évoluer, onze années plus tard. J'ignorais tout de cette si longue, si difficile et si belle aventure qui m'attendait. Alors que j'étais pliée en deux par les crampes et le poid de cette société que je haïssais, personne n'aurait pu me faire croire qu'un jour je serais où je suis maintenant. J'y suis pourtant.

Employée cadre dans un PME, je gère une équipe en plus d'avoir des reasponsabilités importantes. Rien d'impressionnant j'en conviens...Pour quiconque ignore d'où je viens. Parce de là, beaucoup n'en reviennent jamais. Ma mort n'aurait eu rien de surprenant. C'est plutôt le fait que je sois en vie qui soit surprenant. Dans mon travail, je n'abuse pas de mon pouvoir; je sais ce que c'est que d'être en bas de l'échelle. J'essaie d'apprécier ma position au lieu de m'en orgueillir. Je vise l'humilité. Ce n'est que très rarement que je réussis autant que je le souhaiterais mais j'y aspire. Parce que la vie m'a depuis longtemps appris que l'humilité est une clé pour accéder à l'appréciation de ce que l'on a. Et quand j'apprécie ce que j'ai, moi, je suis heureuse, pas vous ?

Il m'arrive bien sûre d'être en colère, décue, peinée, méchante, frustrée, COMPLAISANTE, comme certains ont pu le constater ici dans mes écrits. Un immense feu me brûle le ventre, encore, et mon amour des hommes m'éloigne trop souvent de leur amour et de leur respect. J'ai encore tant à apprendre. Mais je suis là, bien vivante, et aucun de vous ne pourraient soupçonner en m'observant, que j'ai été autrefois comme ces junkies qui lavent vos pares-brises.

Si vous me questionniez sur ce que je ressens à 35 ans de ne point avoir d'enfants et d'amoureux, j'aurais sûrement envi de pleurer. Si vous me demandiez ce que je ressens à 35 ans de ne point avoir de maison, de voiture, de fond de pension et de voyages à mon actif, je vous rirais sans doute au nez et ce, sans la moindre arrogance.

J'ai de la vie dans mon corps et dans mes yeux et je rie aux larmes au moins une fois par jour. J'ai un appartement, de quoi manger et je paye mes factures. J'ai même acquis assez d'équilibre et d'estime de moi-même pour préférer être seule que mal accompagnée et pour attirer le respect de ceux que j'aime, ce qui n'est pas rien vous en conviendrez.

Oui, je suis consumée depuis quelques temps par des envies d'être dominée. Elles ont, je crois, toujours existé. Pour une raison que j'ignore encore, ces envies se font de plus en plus présentes. J'ai ce désir que je crois sain, d'appartenir à un homme dans l'intimité, dans Notre intimité. Découvrir de nouveaux jeux qui soient faisables dans le respect de ce que je suis. Aprivoiser la soumission..et l'amour mais encore davantage : Me laisser apprivoiser par la soumission et l'amour. J'arrive avec un peu d'aide, à croire que tout cela est possible et ça m'émeut au delà de tout ce que j'avais imaginé. Et bien que la société juge et condamne ce genre de marginalité, je demeure pour l'instant celle qui me juge le plus sévèrement. Même malgré le fait que la marginalité moi, je connais bien.

Ma vie, dans tout ce qu'elle a de plus sombre et de plus lumineux, est un perpétuel apprentissage dont je vous parlerai davantage à l'avenir. Je m'en ferai un devoir.

mercredi 9 juillet 2008

Éclair de vérité

"Le jugement méprisant que nous destinons aux autres, à ce qu'ils ressentent et ce qu'ils sont, est proportionnel à la honte qui se cache au fond de nous, pour ce que nous sommes, et ce que nous ressentons."

dimanche 6 juillet 2008

dimanche 29 juin 2008

L'aspirateur me fait de l'oeil

Hier, j'ai transgressé une règle en or. "Ne jamais exprimer ma colère devant témoin, quand je suis en SPM". Le problème est que mon corps est aussi régulier qu'une horloge sans piles et mes règles se pointent toujours quand je ne m'en attends pas alors hier moi, j'ignorais que j'étais en SPM... Mais ça ne change rien à l'histoire malheureusement.

Ma grande amie m'a dit quelque chose qui a déclanché en moi une vraie-colère-de-femme-en-SPM avec les larmes, les baguettes en l'air, l'écûme à la bouche, l'hystérie...De toute beauté. J'exagère à peine. Je lui ai tout balancé en pleine geule...Dans un courriel. J'étais si en furie que j'ai oublié de réfléchir à ce que son petit coeur allait ressentir en recevant toute cette hargne. J'avais de bonnes raisons d'être en colère mais j'ai eu tord de l'exprimer de cette façon.

Évidemment aujourd'hui, je m'en veux. Et pour agrémenter mes affreux remords j'ai décidé de profiter d'une pause entre deux déluges pour aller m'acheter une grosse poutine graisseuse et dégeulasse. J'ai mangé trois bouchées, puis, j'ai garroché cette merde à la poubelle.

Moi qui avait prévu d'aller me perdre dans la nature pour un long week-end au chalet. J'ai dû annuler seulement parce que la maudite pluie en a décidé ainsi.

Me voilà donc clouée devant la télé, la peau toute collante, comme une baleine échouée au fond de mon futon. Parce qu'en plus d'avoir mal au ventre et de me sentir dépressive et gonflée comme un immense ballon de plage, il y a une espèce de garce qui me talonne et m'étouffe depuis une semaine. LA GRIPPE s'est soudainement rappellé que j'existe, après avoir courtisé tout ce qui bouge pendant l'hiver sans m'accorder la moindre attention. Une grippe en juin c'est nul. Surtout quand on n'a pas eu l'ombre d'un rhume au cours des mois où tout le monde toussaient et morvaient.

Je me retiens donc d'enfoncer le tuyau d'aspirateur au fond de ma gorge, à l'intersection de la descente des sinus et des conduits auditifs, pour y siphonner toute cette merde qui m'empoisonne la vie...Et mes remord aussi, tant qu'à faire. Pourquoi pas.


mercredi 4 juin 2008

La fidelité des salopes

Quelques lectures et discussions récentes ont fait naître moi une profonde et intense reflexion sur la fidelité. J'ai même pris conscience que ma nature de chasseuse donne aux autres l'impression que la fidelité est un concept qui m'échappe. Pourtant, je suis loin d'être une femme fatale, physiquement parlant. Je suis même assez ordinaire et mon besoin insatiable de séduction n'est pas dutout proportionnel à mon sex-apeal. C'est quelque chose qui coule dans mes veines et qu'on peut sentir, bien plus que voir. Et il semblerait que cela ne soit pas compatible avec la fidelité...Comme si mon amour des hommes me rendait totalement incapable d'être fidèle à un seul d'entre eux. Comme si j'étais condamnée à vivre seule parce que je me nourris de séduction. Comme si j'avais besoin d'une équipe de football pour me satisfaire parce que je dévore chaque homme comme un festin.

Croyez vraiment qu'une femme qui adore les hommes de toute son âme, tout son coeur et tout son corps, est forcément incapable d'être amoureuse d'un seul à la fois ? Bien sûre que vous le croyez et c'est ce qui me rend aussi triste.

Quand une de ces femmes ordinaires et séductrices (qu'on appelle aussi affectueusement cochonnes, chasseuses, voraces, insatisables, salopes) rencontre un homme ayant le moindre potentiel de devenir un jour son amoureux, elle doit malheureusement lui cacher sa nature véritable si elle ne veut pas pas tuer en lui toute parcelle de désir d'engagement. Elle ne devra surtout pas s'offrir à lui dès leur première rencontre même si le désir lui consume tout les organes internes. Et la toute première fois qu'ils se retrouveront sous les draps, elle devra s'empêcher de s'installer à quatre pattes, de supplier qu'il la prenne sauvagement, s'empêcher de se précipiter sur sa queue pour l'angloutir dans sa bouche, s'empêcher de lui demander d'aggriper ses cheveux ou de lui claquer les fesses ne serait-ce que doucement... S'empêcher d'être celle qu'elle est. Elle devra plutôt s'allonger sagement, écarter les jambes et se laisser pénétrer en poussant quelques soupirs d'accompagnement jusqu'à SON éjaculation lui laissant croire qu'elle a jouit comme jamais parce que c'est LUI qui l'a baisé. Faire tout ce qu'il faut pour camouffler son appétit immense et ce, jusqu'à ce que le coeur de monsieur soit gagné.

Ensuite elle pourra laisser sortir la bête en elle et monsieur pourra se sentir sécurisé, lui et son égo, en se considérant bien entendu l'unique cause du déchaînement de sa douce. Si cette bête a existé avant LUI, il préfère ne pas le savoir. Les hommes sont unanimes sur un point : Si une femme ouvre ses jambes le premier soir, elle provoque inévitablement un désintérêt chez monsieur. Si elle offre en plus son derrière, sa bouche, sa gorge, et un sourire diabolique en bonus, il reviendra peut-etre s'y abbreuver mais jamais par soif d'amour. Sans trop de questions et répétant surtout qu'il ne veut rien de compliqué, il s'en donnera à coeur joie. Pourquoi s'en priver ? Après tout, n'est-ce pas ce qu'elles souhaitent ces femmes ordinaires, séductrices, cochonnes, chasseuses, voraces, insatiables et salopes ?

Se faire baiser, encore et encore, elles en brûlent d'envi. Je suis assez bien placée pour vous le confirmer. Elles ont le droit de brûler d'envi d'être défoncée, et brûler d'envi d'être aimée, et même les deux à la fois (wow!) mais il ne faut surtout pas le démontrer, jamais. Si c'est monsieur l'obsédé qui tente sans arrêt de fouiller la culotte de madame dès les premières rencontres, elle ne songera jamais à se payer du bon temps en mettant une croix sur l'amour, pretextant que monsieur est trop facile. Elle se sentira plutôt valorisée et rassurée de savoir à quel point monsieur la trouve bandante.

Au départ, les femmes se sentent rassurées par les envies sexuelles démesurées de monsieur, puis ensuite, elles en viennent à leur reprocher. Les hommes eux, se sentent rassurés par les envies sexuelles pas-trop-démesurées de madame, et en viennent à leurs reprocher. Donc finalement, il y a tout plein de monsieurs qui se retrouvent avec des madames moins cochonnes qu'ils l'auraient souhaité, et tout plein de madames se retrouvent avec des monsieur plus cochons qu'elles l'auraient souhaité...Et on ose se scandaliser devant l'infidelité.

Presque toutes les nuits je m'endors avec cette envie viscerale d'être celle que je suis, en totalité, pour un homme, un seul. Je n'ai aucun doute quant à ma capacité d'être fidèle à cet homme qui me permettra de lui faire tourner la tête de toutes mes perversions. Je ne pourrai jamais être amoureuse d'un homme que j'aurai séduit en jouant celle que je ne suis pas. Je peux apprendre à me laisser chasser, à prendre mon temps, à faire durer le désir...Mais je ne cacherai pour personne, et jamais, la femme séductrice, cochonne, chasseuse, vorace, insatiable et salope que je suis.

jeudi 29 mai 2008

La chasse me tue


Dû à mes dernières expériences, j'ai pris la décision d'être un peu moins "pro-active" dans mon approche avec les hommes en cessant tout simplement de semer mon numéro de téléphone aux quatre vents. Cette méthode m'a toujours permis d'obtenir ce que je voulais mais comme ce que je veux a changé, la méthode est desuète. J'ai décidé de chasser un peu plus discrètement, ce que je réussis pas si mal non plus. En fait, quand j'offre mon numéro de téléphone, c'est par impatience bien souvent. Je me suis alors dit que je tenterais de développer ma pauvre et handicapée patience. Apprendre à faire les choses, tranquilement mais sûrement. J'ai travaillé fort et j'ai réussis...Jusqu'à vendredi dernier.


Je travaille dans un édifice où beaucoup de gens circulent. Café, ascenseurs, couloirs, escaliers, extérieur, tout ces endroits sont fréquentés quotidiennement par des tas de personnes que je ne remarque même plus. Il y a un homme que je croise souvent et ce, depuis plus d'un an. Tout ce que je sais c'est qu'il travaille au Xe étage dans le domaine de l'informatique. Sa tenue vestimentaire, bien que parfaite à mes yeux, est toujours un peu négligée et contraste avec les autres monsieurs-complet-cravate qu'on apercoit dans ce building. Sa barbe, aussi foncée que ses cheveux dépeignés, a toujours l'air de ne pas avoir été rasée depuis trois ou quatre jours. Sa voix est rauque, ses yeux sont aussi doux que ceux des petits chiots et il marche avec une nonchalence délicieuse. Il me plaît beaucoup. Je me suis retrouvée dans le même ascenseur que lui plus d'une fois, sans ne jamais le regarder en face. J'estimais moins risqué de le regarder quand il n'en savait rien. J'apprennais si bien la discrétion que j'en étais fière. J'aurais pu me permettre, d'au moins oser un sourire mais ne l'ai pas fait, simplement parce qu'il était toujours avec d'autres hommes, ses collègues probablement. Me planter en abordant un homme, ça fait mal à mon orgueuil. Me planter en abordant un homme, devant d'autres hommes, c'est la catastrophe et la fin de ma dignité. Une fois seulement nous nous sommes retrouvés seuls tout les deux, dans l'ascenseur, pendant une longue et interminable montée de six étages. J'ai regardé mes souliers en retenant mon souffle et suis sortie presqu'en courant quand les portes se sont ouvertes. Puis, je l'ai rapidement et volontairement oublié.


Vendredi dernier, je l'ai aperçu au café, en train de discuter avec H, la serveuse. Comme elle a l'habitude de me piquer un brin de jasette quand elle me voit, elle m'a gentiment inclu dans leur conversation. Elle ne savait pas qu'il me plaisait jusqu'à ce qu'elle me voit rougir. J'ai répondu "oui oui" n'ayant aucune espèce d'idée de quoi il était question. Il m'a sourie et mes neurones se sont évaporées. Nous avons échangé quelques mots superficiels et je me suis sentie si ridicule que je les ai salué rapidement avant de me sauver. Je ne comprendrai jamais pourquoi j'ai le quotien intellectuel qui s'amoindrit quand je me retrouve devant un homme qui m'attire.


Plus tard dans l'après-midi, je suis redescendu au café et la serveuse m'a fait un clin d'oeil avant de me faire la proposition du siècle qui allait foutre en l'air toutes mes bonnes résolutions.


Bonjour Lune, tu es parti un peu vite ce matin... (deuxième clin d'oeil)

Sais-tu ce que tu devrais faire ? Tu devrais m'écrire tout prénom et ton numéro de téléphone sur un bout de papier pour que je le donne à ce charmant jeune homme...Quelque chose me dit qu'il t'appelerait sans perdre une seconde...(troisième clin d'oeil)

Je ne suis pas certaine mais je crois qu'il est célibataire...


Avant son quatrième clin d'oeil, j'avais écris mes infos et tendais le papier vers elle. Ma main tremblait, comme celle de la droguée qui prépare sa précieuse dose. Elle s'est dépêché de le prendre comme si elle avait deviné qu'une seule seconde de plus pouvait me faire changer d'avis. Je me sentais comme l'alcoolique qui accepte la bière offerte comme si la gaffe était moins lourde à assumer quand c'est proposé par quelqu'un d'autre.


Je ne l'ai pas vu de la semaine, et l'aurais sûrement oublié volontairement une fois de plus si H ne s'était pas empressée de m'informer quand elle me voyait. "Il ne travaille pas aujourd'hui". Je ratais, chacune de ces fois, une belle occasion de réparer ma gaffe en lui demandant de jeter mon bout de papier. Ce matin quand je suis arrivée en taxi et en retard, monsieur fumait une cigarrette au soleil devant l'immeuble. Mon coeur a déraillé un peu et j'ai pris mon temps pour payer le chauffeur et...Calmer l'ouragan dans mon estomac encore vide. Juste avant que je sorte, un de ses collègues l'a rejoint...Fiou. J'ai presque couru jusqu'à la porte. Après tout, j'étais en retard. J'ai tout de même senti son regard sur moi et me suis répété une fois de plus qu'il faudrait vraiment que j'apprenne à ne plus être à la dernière minute. Dès ma première pause, je me suis rendu au café pour manger un morceau. La serveuse-entremetteuse m'a acceuilli de son célèbre clin d'oeil.


"il est là aujourd'hui...Je lui parlerai quand il viendra s'acheter son grand café comme à l'habituel...Je vais lui dire que c'est la belle blonde du Xe étage...Attends-toi à recevoir un appel bientôt !"


Heu...Je lui ai demandé de se contenter de dire "blonde" sans le "belle" puisque la beauté est un concept assez relatif. H est adorable mais H n'est plus très jeune et je doute qu'elle connaisse la complexité des hommes d'aujourd'hui, heureusement pour elle. J'aurais dû lui dire que j'avais changé d'idée mais ne l'ai pas fais. J'ai encore manqué une belle occasion de me rétracter et ainsi éviter le désastre. C'était probablement ma dernière chance. Aussitôt arrivée dans l'ascenseur, j'ai regretté ma mollesse. J'ai passé tout l'après-midi paralysée à mon bureau, refusant d'aller où que ce soit. J'avais du travail par dessus la tête...après tout.


Bon ok. J'avais peur. Peur de le croiser après qu'on lui ait donné mon numéro. Ç'aurait été trop pour mon p'tit coeur. J'étais terrorisée, angoissée, remplie d'affreux remords. J'en avais contre mon désir d'avoir tout et tout de suite, et contre cette maudite méthode que je m'étais juré de ne plus utiliser. Parce que c'est enfantin. Parce que ça ne me ressemble plus. Parce que c'est trop direct. Parce que je ne veux plus du rôle de la chasseuse. Parce que...Parce que !


S'il appelle, j'arriverai peut-être à me pardonner cette stupide rechute. Mais il ne le fera pas et je serai forcée d'y repenser, chaque fois que je vais le croiser. Je vais revivre éternellement cette humiliation...Il ne me reste plus qu'à donner ma démission, changer de ville et maudir à tout jamais ces rivières d'hormones qui m'embrouillent trop souvent le cerveau.


Merde ! Pourquoi j'ai fais ça ?!


C'est tout simple. Triste, mais tellement clair. La Chasse, j'en vis et j'en meurs. Je ne peux plus vivre avec, mais n'arrive toujours pas à vivre sans.


dimanche 25 mai 2008

J'ai traversé le pôle nord


J'ai abrité dans mon ventre
toutes les espèces de manques
De galères en calveres
J'ai ravalé ma misère
et j'ai bravé l'hiver

J'ai marché sans avancer
sur des plages givrées
Égaré mon rire d'Ange
Dans le froid silence
d'une tempête blanche

Le coeur gelé et piétiné
par mes propres pieds
J'ai connu un continent
Où la chaleur n'existe pas

J'ai traversé le Pôle Nord
Esclave
des sommeils de mort
peuplés de rêves noirs

Aujourd'hui
Enfin guéris...

Mes bras
rêvent de réchauffer
L'immense pays froid
de tout les Coeurs blessés

vendredi 9 mai 2008

Le don inconditionnel...Pas facile.


Suite au billet de Volage " La vie ça vaut vraiment une pognée de change" j'ai ressenti une pressante envi d'écrire comme il m'arrive souvent quand il est question de sujets qui me touchent profondément.


Beaucoup de gens se retrouvent dans la rue à cause de troubles mentaux et n'ont pas tous de problèmes de consommation. Pour ceux qui sont vraiment des drogués ou des alcooliques, ils vivent constemment avec le jugement sévère des gens et se font répéter que s'ils sont là, c'est de leur faute. Oui, ils sont en partie responsables, mais incapables de faire autrement POUR L'INSTANT. Parce que, évidement, s'ils avaient la capacité de changer leur vie, et surtout, s'ils arrivaient à y croire, ils le feraient ! Quoi qu'ils puissent dire, enlisés dans leur souffrance, dites-vous que personne ne veut vraiment avoir ce genre de vie...Personne.


Dans le moment présent, tout ce qui leur rend la vie un peu supportable, c'est leur petite dose de poison. De plus, pour la plupart d'entre eux, s'ils ne sont pas assidus dans l'administration de ce poison, ils seront malades et je ne vous parlent de migraines. Ils se vômiront les tripes, chieront dans leur pantalon s'ils en ont un, chacun de leur os les fera souffir atrocément et certains iront même jusqu'à mourir.. Dans ce genre de circonstances, on ne parle pas de caprice on parle de "besoin". Certe il existe des moyens pour se débarasser de ce besoin mais c'est un long processus et ça ne se fait pas seul. Alors sachez que dans cet instant même où le manque se fait sentir, peu importe d'où viendra l'argent, elle viendra. Puisqu'ils n'auront d'autre choix que de faire tout ce qu'il faut pour combler le besoin le plus urgent qu'ils ont. Ce besoin est rarement celui de manger, malheureusement, alors votre bouffe, ils s'en tapent. Quand leur faim deviendra plus fort que tout, ils trouveront à manger, faites moi confiance. Il existe de ces besoins criant, hurlant, dont la plupart d'entre vous ne connaitront jamais l'empleur, fort heureusement. Je peux vous affirmer que cette chose après laquelle ils courent, jour après jour, est aussi vitale pour eux, que l'eau peut l'être pour vous.


Si vous refusez de déposer dans les pauvres mains sales du sans-abris quelques pièces de monnaie, vous avez l'impression de l'aider, ou peut-être est-ce ce que vous voulez absolument croire, mais vous avez tord. En fait, vous n'êtes pour lui qu'un fantôme de plus dans un univers où tout est conditionnel. "Je te donne de l'argent à condition que ce soit pour t'aider"...Voilà ce qu'ils comprend et il a raison. Puis, il ira s'anesthésier avec l'argent d'un autre. Cependant, si vous acceptez de céder à sa demande, avec un sourire en bonus, vous ferez une différence dans sa vie qu'il n'oubliera jamais. Vous pouvez vous dire que vous participez à sa destruction, mais vous pouvez aussi vous dire qu'il n'a pas besoin de vous pour se détruire et que vous ajouter plutôt, un peu de couleur dans toute la noirceur de son existence de merde.


Ces gens-là, malades, fesant appel à votre charité souvent maladroitement, percoivent dans votre don, un marque d'affection INCONDITIONNEL. Ils savent trop bien que vous avez une bonne idée de quelle façon ils dépenseront cet argent mais ils ont l'impression pendant quelques instants, que quelqu'un peut avoir envi de leur faire plaisir indépendement du fait qu'ils soient devenus des monstres. Je vous jure que même s'ils ne s'en rendent pas toujours compte, cela représente pour eux bien plus qu'une poignée de change pour leur potion magique. C'est un peu d'espoir dans l'humanité, que vous leur offrez et ils en ont drôlement besoin.


Si celui à qui vous donnez finit par mourir, vous n'aurez pas été la cause, vous aurez été un p'tit bout de chaleur dans son immense pôle nord rempli de fantômes indifférents...Si un jour cet individu se sort de cet enfer, il ne se dira pas en lui-même "cette personne m'a encouragé à me démollir" il se souviendra plutot de votre don, votre sourire, et ça lui permettra de tenir le coup en se disant que même si c'est rare, parfois les êtres humains regardent plus loin que leur bout de leur nez.


Vous pouvez leur donner votre monnaie, ou ne pas le faire, c'est votre choix, c'est votre argent, mais de grâce ne déguisez pas votre mépris derrière une fausse envi d'aider...Vous qui ne connaissez rien de leur quotidien et du genre de manque qui vous déchire les tripes.




jeudi 1 mai 2008

Le combat

Vendredi soir dernier, dans un minuscule bar de montréal, je me suis fait dévorer par un show de blues. En plus d'être équipé d'un "doorman" à la chevelure de lion et au cul d'acier (que moi et mon amie volage reluquions gaiement) ce bar présentait ce soir là un excellent band. Un band qui semblait ordinaire comme de nombreux autres, jusqu'à ce qu'ils commencent à jouer. Le genre de band qui décoiffe, qui déménage, qui déchire, et qui peut faire flamber la place dès les premières notes. Le genre de band qui peut faire vibrer tout mes organes, vous voyez ce que je veux dire ? Un leader qui mélange paroles et harmonica, deux guitaristes et un drummer, voilà.

J'ai été séduite par les quatre membres de cette équipe d'enfer, mais l'un d'eux m'a presque tué. Sans pitié il m'a hypnotisé de son regard de bête, tordu les boyaux et disecté le coeur de ses doigts agiles de guitariste. Mis à part les quelques rares fois où mon regard s'est laissé tenté par le derrière ferme du doorman préféré de volage, mes yeux n'ont pas quitté ce muscicien-homme-de-ma-vie. Ce n'est pas parce qu'il avait du talent à revendre. Ce n'est pas parce qu'il avait la prestance d'un animal. Ce n'est pas non plus parce qu'il avait les cheveux en broussailles et la chemise entrouverte. Non, en fait c'est parce qu'il avait tout ça, tellement, et davantage. Tout pour me troubler. Tout pour me donner envi de me lancer sur cette scène comme une groupie, déchirer ses vêtements et consommer son corps avec excès, jusqu'à plus soif.

Oui, il avait tout ce qu'il faut pour me faire mourir et ne se gênait pas dutout pour en rajouter, le salop. Sa main bougeait trop sur son manche, la sueur perlait trop sur son front, sa bouche embrassait trop son verre...Il était impitoyable. Après tout, un homme armé d'une guitare, ça peut tuer.
Devant tout ce danger, moi je n'ai jamais flanché. Je suis une dure. J'avais les entrailles qui valsaient au rythme de sa musique et je résistais à la tentation d'une approche pacifiste. J'ai plutôt choisis de m'enliser dans un combat sanguinaire dont il ignorait tout.

J'aurais tant voulu y laisser ma peau...Là, entre ses doigts et sa guitare.

samedi 19 avril 2008

Éclair d'abandon




Le petit café où il m'a donné rendez-vous n'a vraiment rien de chaleureux. Ce n'est pas que j'aie un réel besoin de chaleur...en fait il y a tant de chaleur en moi que j'ai l'impression que mon corps va se consummer d'un instant à l'autre. J'aurais tout de même préféré un endroit qui m'aurait été plus familier mais il ne voulait pas que je choisisse. Il a même refusé de venir chez moi...Parce que non, je n'ai pas résisté à l'envi de l'inviter chez moi. Lire les mots de cet homme m'avait déjà fait monter au septième ciel alors je me suis vite mise à calculer qu'en ajoutant ses mains, sa bouche, son regard et son souffle, je pourrais facilement atteindre le huitième, le dixième, ou même, le centième ciel. J'ai une envie folle de me retrouver seule avec cet inconnu et je sais son désir...Si près du mien.




Avant même de se voir, nos corps étaient attirés l'un par l'autre avec une puissance suprennante. Quand il m'a proposé de le retrouver ici, j'ai senti mes jambes se ramollir et mon coeur s'emballer. Une sorte de magie m'a fait dire oui, spontanément. Quelques minutes plus tard, la magie fesait place à l'insécurité : Allais-je lui plaire ? Peu importe, au point où j'en étais, rien n'aurait pu m'empêcher d'entreprendre ma montée vers les cieux.




J'avais peur d'arriver trop tard alors je suis arrivée trop tôt. Cela me fait trop de temps pour réfléchir. Je suis impatiente de le voir et d'enfouir mon nez dans son cou pour respirer son odeur. Je me sens nerveuse et fiévreuse, j'en ai du mal à respirer. Je décide de commander à la serveuse une troisième bouteille d'eau, puis, je le vois faire son entrée. Il est habillé exactement comme il me l'avait décrit mais ne ressemble en rien à ce que je m'attendais. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, je l'aurais reconnu même s'il avait été nu. Je le regarde avancer vers moi et j'écoute son sourire me parler. Il m'en dit plus que tout ses mots que j'ai lu. Déjà, moi je veux lécher ce sourire. Je veux perdre ma bouche sur et dans la sienne. L'éclat de son désir déchire tout mes doutes et tolérer l'espace entre nos peaux m'est devenu presqu'impossible. Je nous veux dans un cocon, et vite, mais il ne me laissera pas décider, pas lui. Je peux le sentir dans ses yeux.




Nous nous saluons, scrutant nos regards. Il prend place en face de moi et son genou frôle ma cuisse accidentellement. Mon rythme cardiaque est secoué par un tremblement de terre. Ça y'est, j'ai compris...Il veut me voir mourir lentement, brûlée vive par le feu de mes envies. J'essaie en vain de me détendre. Il me complimente sur le bleu de mes yeux et me remercie d'avoir accepté son invitation. Comment peut-il avoir un sourire aussi diabolique et une gentillesse aussi sincère et aussi troublante ? À bout de souffle, j'ose enfin la question dangeureuse. Cette question que je ne dois pas poser, que je ne veux pas poser, mais qui me hantera et me rongera aussi longtemps que je ne l'aurai pas posé, vous voyez ce que je veux dire ? Alors je me lance..."As-tu envi que nous allions ailleurs ?" Et il s'approche de moi pour me chuchotter à l'orreille : "J'ai envi de toi et moi, nus dans une chambre d'hotel anonyme pour regarder tes beaux yeux baigner dans le plaisir" J'ai envi de lui répondre que, où que soit cet hotel je ne réussirai pas à m'y rendre, que je vais mourir avant ! Mais je m'abstiens.




La chambre d'hotel est luxueuse mais pas vraiment plus chaleureuse que ce café d'où nous venons. Je me concentre sur le lit qui sera notre cocon, tel que je l'ai fantasmé. Le reste je m'en balance. Je m'assois et l'observe. Je me sens comme une gamine perdue et j'ignore ce que je dois faire, ce qui ne me ressemble pas dutout. Je crois que son but est justement que je ne me ressemble plus, au point de ne plus me reconnaître. Ça m'effraie mais ça me plaît. Je me retiens de le dévorer et prie en silence pour qu'il me touche. Avant même que je termine ma prière il avance vers moi. Il me tend une main à laquelle je m'agrippe comme à une bouée de sauvetage. Son sourire me convainc que je ne suis pas ridicule même si je tremble excessivement. Son bras m'attire vers lui et il m'enlace dans toute sa douceur. Mon corps se mets rapidement à bouger contre le sien et ma faim de lui se fait pressante. À l'instant même où il plonge sa langue dans ma bouche ma main tâte sa queue déjà bien durcie. Il retient mes doigts tout tremblants qui veulent détacher son pantalon. Caresses savoureuses et baisers langoureux s'en suivent et je tente une deuxième fois de prendre possession du membre gonflé que je considère déjà comme mien...Et une troisième fois, puis une quatrième fois. Il me murmure a travers nos soupirs qu'il désire prendre son temps pour découvrir mon corps...Pardon ? Mais moi j'ai si faim de toi ! Si faim de te sentir en moi ! Voilà ce que je lui crie avec tout mon corps sans dire un mot. Bien entendu, il a faim de pénétrer ma chair chaude. Il refuse seulement de me laisser m'empiffrer du dessert avant le repas cinq services qu'il a décidé de m'offrir. De NOUS offrir. L'idée de résister ne me vient même pas à l'esprit...Et il comble ses envies sur mon corps qui s'abendonne peu à peu.




Soudainement, il s'enfonce en moi avec une lenteur cruelle qui m'achève. Je m'écroule, je fonds, je meurs. Sa queue va et vient en moi et je vais et viens sur sa queue. Je voudrais qu'il ouvre mon corps en deux pour y plonger allegrement, qu'il fouille et se baigne dans mon intérieur. J'écoute religieusement la musique de ses mots qui me flattent. Quand il prennonce ce qu'il y a de plus pervers en lui, je m'en sens privilégiée et j'en redemande. Quand il me dit que je suis belle, j'y crois. L'abendon me réussit à merveille et je lui appartiendrai totalement, ne serait-ce que pour quelques heures...


J'embrasse sa peau, je vibre avec lui et ma chatte pleure sa faim ! Dans une valse parfaite nous escaladons tout les cieux, un à un.

jeudi 17 avril 2008

Les mains de Dieu


Le printemps qui semble être vite devenu l'été, ravive depuis quelques jours la présence de toutes sortes d'envies en moi. Je regarde les hommes avec un appétit un peu plus vorace qu'à l'habituel et ma fameuse quête de "l'amour véritable" me retient d'aller de l'avant sur le chemin de la conquête. Le même dilemme perdure : Attendre de rencontrer un homme avec qui je pourrai partager plus que du sexe, ou chasser l'invitante bête masculine pour assouvir mes bas instincts, fesant fi de tout mes autres besoins. Et quand cela devient trop hardu, un petit diable perché sur mon épaule me chuchotte que de toutes façons, si je rencontre l'homme de ma vie, je risque d'être tellement affamée que je vais tout faire "fouerrer" en sautant trop rapidement dans son pantalon ! Je ne serais pas plus avancée, non ?! Alors j'ose quand même quelques sourires mais évite les regards trop insistants (mais combien tentants!) pour aider un peu ma cause.

Vendredi dernier je suis allée me faire masser et j'y ai vécu là une expérience spirituelle, émotionnelle et sensuelle. Et c'est peu dire.Je n'exagère même pas. Évidemment, quand un homme pose ses mains sur moi, il se produit toujours quelque chose d'extraordinaire mais cette fois c'était différent....Si différent qu'au lieu de ressentir du désir pour cet homme qui prodiguait les meilleurs soins à ma carcasse, j'ai plutôt versé des larmes. Je n'étais pas triste, loin de là ! En fait, je ne sais pas trop ce qui m'est arrivé. Pendant qu'il prennait soin de mon corps j'ai senti une émotion monter en moi et des larmes sont apparues dans mes yeux, comme ça. Je pense que c'est peut-être le fait de me faire toucher de cette façon, sans que ce soit teinté de sexualité. M'abendonner ainsi aux caresses bienveillantes d'un homme sans pouvoir prendre le contrôle et mener la barque là où je veux, et là où je vais tout le temps...Et m'en sentir totalement vulnérable. Cela m'a fait réalisé combien j'ai de la difficulté à m'abendonner et accepter de recevoir, dans certaines situations. Et j'en ai pourtant besoin. Tellement. Et j'en ai si peu souvent l'occasion...Si peu !

Bien sûre, il y a eu JH, le dernier homme avec qui j'ai vécu quelque chose qui ressemblait bien plus à une "B.A" qu'à une baise torride...Et avant lui, il y a eu DK, un cadeau adorable et vicieux pour dix que j'ai fréquenté quelques mois. Nous avons eu de nombreuses baises (ho que oui) torrides à souhait mais j'ai finis par me détacher de lui puisque notre relation n'allait nul part. Depuis, c'est le néant, le vide. Personne dans mon coeur...ni dans mon lit. Que mes mains habituées qui connaissent tout les chemins possibles pour m'amener au plaisir mais qui ne sont rien de plus que mes putains de mains à moi.

Alors comme on s'accroche à ce qu'on peut, et comme il se passe toujours quelque chose d'extraordinaire quand un homme pose ses mains sur moi, dès que mon budget me le permettra, je retournerai voir ce charmant massothérapeute. Je fermerai mes yeux et pendant qu'il masse chaque partie de mon corps esseulé, j'imaginerai que ses mains sont celle de Dieu, qui tente de m'apprendre que les caresses ne sont pas toutes vouées à l'orgasme. Bien entendu, l'affamée en moi se réjouira d'être touchée, et retouchée, et retouchée encore. Mais comme cette forme de contact provoque en moi des émotions qui ne peuvent exister que pour m'apprendre quelque chose...J'apprendrai ! J'ignore encore quoi exactement mais j'apprendrai...Jusqu'à ce que les mains de Dieu soit remplacées par celle d'un homme qui sera le mien.

mercredi 2 avril 2008

Pénètre-moi


Je veux que tu me pénètres
de toutes les façons possibles
que tu tournes autour de mon être
comme si j'étais ta seule cible
Fais-moi des yeux
qui transpercent comme une lame
fais tout ce que tu peux
pour pénétrer mon âme

Empêche mon corps
de fuir loin de toi
enchaîne mon corps
et prends-moi
Sois le meilleur le plus fort
ne me laisse aucun choix
jette-toi sur moi comme un sort
afin que je sois toute à toi

Donne-moi tout
ta douceur ta rage
sois tendre sois fou
fais de moi ton otage
Embrasse-moi, prend ton temps
presse ton corps contre le mien
enlève tout mes vêtements
montre-moi comme tu as faim

Promène ta bouche sur moi
écarte mes jambes
et pénètre-moi
avec ta langue
Touche découvre et goûte
comme je suis chaude et mouillée
fais tout ce qu'il faut
pour me faire trembler

Utilise la lenteur
pour me torturer
donne-moi des chaleurs
fais-moi patienter
Faufile-toi entre mes cuisses
crache-moi les pires mots
laisse mon souffle rapide
se perdre dans ton cou

Permet-moi de suçer
chacun de tes doigts
et de t'emprisonner
entre mes deux bras
Puis laisse faire mes mains
qui poussent tes fesses avec l'espoir
de te sentir enfin
au plus profond de mon corps

Et pénètre-moi
entre deux soupirs
va loin va fort !
bouge et transpire
Plonge ta langue dans ma bouche
laisse-moi t'embrasser
continue n'arrête pas
de me pénétrer
Écoute ma voix qui te supplie :
"Encore...Encore...
nous avons toute la nuit !"

dimanche 16 mars 2008

Scandale ?

Un politicien se paye un fille de joie, et puis après ? Personne ne va me faire pleurer avec leur misère de gens riches et célèbres. combien sont-ils à le faire ? Des tonnes ! Un sur dix se fait prendre, et cette fois-ci, ça été lui, le pauvre malheureux. Ce n'est pas un scandale bordel ! C'est une erreur ! Et selon moi, l'erreur n'est pas ce qu'il a fait, mais plutôt qu'il se soit fait prendre.

Que des chauffeurs d'autobus aient pris les usagers (dont moi) qui continuaient de payer leur passe mensuelle comme des caves, en otage pendant des mois, afin d'obtenir un règlement de leur conflits de travail, c'est un scandale.

Qu'en Inde des enfants travaillent durement, c'est un scandale. Qu'il n'aient pas le droit de boire de l'eau afin de minimiser les déplacements aux toilettes, qui représentent pour l'employeur de merde quelques sous de perte, c'est un double scandale.

Qu'un homme toxicomane volent quelques dollars dans un dépanneur sans la moindre violence et se retrouve en prison pour plus de 2 ans, quand des politiciens en cravate conservent leur liberté après avoir volé des millions aux contribuables, c'est un esti de scandale.

Que le chômage t'empute ta paie chaque semaine et que tu doives te battre contre eux comme un forcené quand tu perds ton emploi, pour obtenir un tout petit montant d'argent (qui t'appartient !) , c'est un scandale.

Que des immigrants arrivent ici, voulant nous changer et nous imposer toutes les inégalités, interdictions et contrariétés de leur religion, dans une totale ingratitude, c'est un affreux scandale.

Que tu entres dans un dépanneur à montréal et que les 8 employés asiatiques ne comprennent pas un foutu mot de ce que tu leur demandes, c'est, OUI, tout un scandale. Et j'inclue dans ce scandale tout ceux qui décident de venir s'installer ici sans faire le moindre effort pour apprendre notre langue.

Et pour ceux qui sont ici depuis des années, qui te parlent en anglais et te regardant de haut même quand tu leur parles français et qui ont toujours considéré comme inutile d'apprendre le francais...C'est selon moi, un dégoûtant et indécent scandale.

Je ne veux pas tomber dans le sansationnalisme mais pour terminer : Qu'un homme de 18 ans battent un bébé naissant, pendant les premiers mois de sa vie jusqu'à lui briser les côtes, le mordre et lui déboiter le corps, seulement parce que, selon ses dires, il était jaloux de toute l'attention dont ce bébé bénificiait, entre vous pis moi, C'EST-TU PAS UN COLISSE DE SCANDALE ?! Et je pourrais vous en énumérer tellement...Malheureusement.

Des VRAIS scandales moi, j'en entends et j'en vois tout les jours, pas vous ? Un politicien qui se paye un femme aux moeurs discutables (mais consentante et majeure) pratiquant le métier le plus vieux du monde, pour avoir des faveurs que sa femme ne lui offre probablement plus (supposant qu'elle lui en ait déjà offert), c'est tout sauf un scandale. C'est une grosse connerie qui me laisse complètement indifférente et qui, tant qu'à moi, n'a aucune raison de faire la une dans les journaux et à la télé. Il y a malheureusement trop de voyeurs qui tentent désépérément de combler l'immense vide qu'ils ont au milieu du ventre, en regardant les autres se planter. Et quand celui qui se plante est un politicien, c'est l'orgasme. Il faudrait qu'une fois pour toute ces gens s'assument et arrêtent de se justifier hypocritement en qualifiant de "SCANDALE" tout ces faits divers sans intérêt qui les font jubiler.

lundi 10 mars 2008

L'autobus du bonheur


J'ai terminé le travail à 18h, complètement crevée. La semaine dernière j'ai eu une promotion et cette semaine je me dois de livrer la marchandise question de leur prouver qu'ils n'étaient pas trop dans le champs en me choisissant. J'ai quand même ma fierté...mais ça m'épuise.

Ok, 18h. Je sors en vitesse pour attraper mon bus on chevauchant quelques bancs de neige. Bordel d'hiver. J'arrive enfin, une pancarte me dit que l'autobus est temporairement déroutée et que je dois me rendre un arrêt plus loin. Poursuivant mon périple jusqu'au prochain coin de rue, j'apercois une autre fichue pancarte me disant d'aller à un autre arrêt. C'en est trop.
Je marche et je marche, vers je ne sais où, échevelée par le vent, défaite par la fatigue. Je sais pas trop ce que je cherche mais j'espère croiser quelqu'un qui cherche la même chose que moi.

Finalement, entre deux montagnes blanches, j'apercois MON autobus... Dans un élan de désespoir, ou de stupidité, je lui envoie la main ! Je m'attends à ce qu'il poursuive sa route, m'éclaboussant au passage, mais non ! Il s'arrête en plein milieu de la rue et me fait signe d'entrer...Un sourire en bonus. WOW. Et pas n'importe quel sourire. En fait c'est le plus doux, le plus réconfortant, et le plus charmant de tout les sourires que j'ai aperçu depuis longtemps.
Je sais, un sourire demeure un sourire, rien de plus. Ceci dit, un peu de rêve n'a jamais tué personne, pas vrai ? Et très sincèrement, si tout se serait arrêté après cet incroyable, merveilleux et époustoufflant sourire, j'aurais été comblée et c'aurait probablement été le plus agréable de tout mes retours à la maison depuis le début de cet interminable hiver. Je vous le jure.

Fort heureusement, ça ne s'est pas arrêté au sourire.
Le gentil chauffeur commence par m'annoncer qu'il va vers le sud, toujours avec son sourire-de-la-mort. Or, (léger détail) pour me rendre à bon port, moi j'ai besoin d'aller vers le nord. Il voit alors dans mes yeux que je suis au bord de la crise de nerfs alors il m'invite à m'assoir en me disant d'une voix débordante de douceur : "Reste avec moi, tout va bien aller." Ouf. Soudainement, moi, je suis prête à le suivre jusqu'à québec.

La circulation est lente et complètement paralysée mais je m'en réjouis. Chaque fois qu'il en a l'occasion, il me regarde avec ses beaux yeux, et moi je lui sourie. Puis, il me rend mon sourire. Puis, je lui sourie encore... Je vais même jusqu'à lui demander en riant, si je devrai prendre tout les autobus de montréal pour pouvoir le revoir. Il va même jusqu'à me répondre en riant, que je n'ai qu'à l'attacher et l'apporter avec moi...Sacré charmeur, monsieur le chauffeur.

J'avais une telle envi de l'embrasser ! Entre vous et moi, si j'avais pu l'amener avec moi, je ne serais pas en train d'écrire, croyez-moi.
Nous avons eu quelques échanges. Il m'a questionné sur mon travail. Je lui ai demandé son âge. Il m'a dit qu'il avait eu une journée difficile. Je lui ai parlé de ma promotion. Il m'a félicité. Je l'ai remercié de sa gentillesse. Il m'a demandé mon prénom. Un paquet de phrases banales qui me donnent mal au ventre juste d'y repenser. Je suis une femme intense, que voulez-vous. Et c'est justement cette intensité qui m'a poussé, quelques secondes avant de descendre de cet "autobus-du-bonheur", à lui offrir un bout de papier où j'avais rapidement écris mon numéro de téléphone... Il l'a pris, le sourire toujours aussi radieux, peut-être même davantage... Je ne sais trop. Je suis convaincue, sans le moindre doute, que nous avons tout les deux été charmés. Par contre, je sais aussi que souvent, les hommes sont ainsi fait : Bien que certains moments leur paraissent magiques au même titre que nous les femmes, ils n'aspirent pas toujours à y donner suite. Ça arrive.

Peut-être n'aurais-je pas dû lui offrir ainsi mon numéro de téléphone...Je sais. Peut-être aussi que si j'étais descendu de cet autobus sans ne rien faire, je n'aurais plus jamais recroisé ce sourire et honnêtement, je m'en serais voulu. J'ignore si j'ai bien fait, mais je l'ai fait.

Moi qui rage, chaque matin et chaque soir, contre la STM ainsi que tout ses syndiqués de qui je me sens prisent en otage depuis le début de leurs conflits de travail (et Dieu sait que ça fait longtemps!) Je me retrouve en train d'attendre l'appel du plus charmant des chauffeurs, de qui je ne connais que le prénom, l'âge, et toute la douceur que peut contenir son sourire.

Ais-je vraiment besoin de vous préciser que je meure d'envi qu'il appelle ?!

samedi 8 mars 2008

Peak de solitude




Quel samedi.
Le merveilleux paysage blanc que j'observe par ma fenêtre, ne me permet même pas de distinguer les maisons de l'autre côté de la rue. Je peux à peine percevoir quelques pauvres silouhettes masculines aggripées è un pare-choc de voiture, qui poussent déséspérément en expulsant des mots d'église.
8 mars, journée de la femme. Je pourrais m'extasier sur tout ce que Mme Jeannette Bertrand a fait pour les femmes du Québec mais je ferai plutôt le plus égocentrique des choix : Vous parler de la femme de 34 ans que je suis.
Saviez-vous qu'en générale, la plupart des femmes atteignent leur "peak" sexuel dans la trentaine ? Je pourrais vous raconter un tas d'anecdotes sur ce phénomène qui me ronge depuis quelques années mais je ne le ferai pas...En tout cas pas ce soir. Consolez-vous j'ai l'intention justement d'utiliser cet humble blog pour vous exprimer tout ce que je n'oserais pas exprimer sans le couvert de l'anonymat et qui selon moi serait digne d'un film (pas si humble que ça finalement !)
Ce soir j'ai envi de vous dire simplement que je suis une femme jolie, désirable, sympathique, drôle, honnête, intelligente et intéressante et que malgré toutes ces belles qualités qu'on me donne régulièrement, je suis célibataire.
Bien que je sois heureuse et comblée à plusieurs niveaux, l'absence d'un homme à mes côtés me pèse un peu plus chaque jour. Je sais, c'est pas très original comme introduction, mais je n'ai rien trouvé de mieux à dire ce soir, puisque l'hiver interminable accentue la lourdeur de mon célibat et me glace jusqu'au coeur.
La femme chaude que je suis a exploré toutes les facettes excitantes des "one night" et des fabuleuses "amitiés sexuelles". La séduction, que j'apprécie particulièrement, est un jeu d'adresse qui n'a presque plus de secret pour moi...Pourtant, l'amour sain et véritable demeure un pays inconnu que je rêve de visiter.
En cette soirée-hivernale-de-la-femme, j'ai beau être dans mon peak sexuel de la trentaine, c'est ma solitude qui atteint des sommets que je croyais inégalés.