dimanche 29 juin 2008

L'aspirateur me fait de l'oeil

Hier, j'ai transgressé une règle en or. "Ne jamais exprimer ma colère devant témoin, quand je suis en SPM". Le problème est que mon corps est aussi régulier qu'une horloge sans piles et mes règles se pointent toujours quand je ne m'en attends pas alors hier moi, j'ignorais que j'étais en SPM... Mais ça ne change rien à l'histoire malheureusement.

Ma grande amie m'a dit quelque chose qui a déclanché en moi une vraie-colère-de-femme-en-SPM avec les larmes, les baguettes en l'air, l'écûme à la bouche, l'hystérie...De toute beauté. J'exagère à peine. Je lui ai tout balancé en pleine geule...Dans un courriel. J'étais si en furie que j'ai oublié de réfléchir à ce que son petit coeur allait ressentir en recevant toute cette hargne. J'avais de bonnes raisons d'être en colère mais j'ai eu tord de l'exprimer de cette façon.

Évidemment aujourd'hui, je m'en veux. Et pour agrémenter mes affreux remords j'ai décidé de profiter d'une pause entre deux déluges pour aller m'acheter une grosse poutine graisseuse et dégeulasse. J'ai mangé trois bouchées, puis, j'ai garroché cette merde à la poubelle.

Moi qui avait prévu d'aller me perdre dans la nature pour un long week-end au chalet. J'ai dû annuler seulement parce que la maudite pluie en a décidé ainsi.

Me voilà donc clouée devant la télé, la peau toute collante, comme une baleine échouée au fond de mon futon. Parce qu'en plus d'avoir mal au ventre et de me sentir dépressive et gonflée comme un immense ballon de plage, il y a une espèce de garce qui me talonne et m'étouffe depuis une semaine. LA GRIPPE s'est soudainement rappellé que j'existe, après avoir courtisé tout ce qui bouge pendant l'hiver sans m'accorder la moindre attention. Une grippe en juin c'est nul. Surtout quand on n'a pas eu l'ombre d'un rhume au cours des mois où tout le monde toussaient et morvaient.

Je me retiens donc d'enfoncer le tuyau d'aspirateur au fond de ma gorge, à l'intersection de la descente des sinus et des conduits auditifs, pour y siphonner toute cette merde qui m'empoisonne la vie...Et mes remord aussi, tant qu'à faire. Pourquoi pas.


mercredi 4 juin 2008

La fidelité des salopes

Quelques lectures et discussions récentes ont fait naître moi une profonde et intense reflexion sur la fidelité. J'ai même pris conscience que ma nature de chasseuse donne aux autres l'impression que la fidelité est un concept qui m'échappe. Pourtant, je suis loin d'être une femme fatale, physiquement parlant. Je suis même assez ordinaire et mon besoin insatiable de séduction n'est pas dutout proportionnel à mon sex-apeal. C'est quelque chose qui coule dans mes veines et qu'on peut sentir, bien plus que voir. Et il semblerait que cela ne soit pas compatible avec la fidelité...Comme si mon amour des hommes me rendait totalement incapable d'être fidèle à un seul d'entre eux. Comme si j'étais condamnée à vivre seule parce que je me nourris de séduction. Comme si j'avais besoin d'une équipe de football pour me satisfaire parce que je dévore chaque homme comme un festin.

Croyez vraiment qu'une femme qui adore les hommes de toute son âme, tout son coeur et tout son corps, est forcément incapable d'être amoureuse d'un seul à la fois ? Bien sûre que vous le croyez et c'est ce qui me rend aussi triste.

Quand une de ces femmes ordinaires et séductrices (qu'on appelle aussi affectueusement cochonnes, chasseuses, voraces, insatisables, salopes) rencontre un homme ayant le moindre potentiel de devenir un jour son amoureux, elle doit malheureusement lui cacher sa nature véritable si elle ne veut pas pas tuer en lui toute parcelle de désir d'engagement. Elle ne devra surtout pas s'offrir à lui dès leur première rencontre même si le désir lui consume tout les organes internes. Et la toute première fois qu'ils se retrouveront sous les draps, elle devra s'empêcher de s'installer à quatre pattes, de supplier qu'il la prenne sauvagement, s'empêcher de se précipiter sur sa queue pour l'angloutir dans sa bouche, s'empêcher de lui demander d'aggriper ses cheveux ou de lui claquer les fesses ne serait-ce que doucement... S'empêcher d'être celle qu'elle est. Elle devra plutôt s'allonger sagement, écarter les jambes et se laisser pénétrer en poussant quelques soupirs d'accompagnement jusqu'à SON éjaculation lui laissant croire qu'elle a jouit comme jamais parce que c'est LUI qui l'a baisé. Faire tout ce qu'il faut pour camouffler son appétit immense et ce, jusqu'à ce que le coeur de monsieur soit gagné.

Ensuite elle pourra laisser sortir la bête en elle et monsieur pourra se sentir sécurisé, lui et son égo, en se considérant bien entendu l'unique cause du déchaînement de sa douce. Si cette bête a existé avant LUI, il préfère ne pas le savoir. Les hommes sont unanimes sur un point : Si une femme ouvre ses jambes le premier soir, elle provoque inévitablement un désintérêt chez monsieur. Si elle offre en plus son derrière, sa bouche, sa gorge, et un sourire diabolique en bonus, il reviendra peut-etre s'y abbreuver mais jamais par soif d'amour. Sans trop de questions et répétant surtout qu'il ne veut rien de compliqué, il s'en donnera à coeur joie. Pourquoi s'en priver ? Après tout, n'est-ce pas ce qu'elles souhaitent ces femmes ordinaires, séductrices, cochonnes, chasseuses, voraces, insatiables et salopes ?

Se faire baiser, encore et encore, elles en brûlent d'envi. Je suis assez bien placée pour vous le confirmer. Elles ont le droit de brûler d'envi d'être défoncée, et brûler d'envi d'être aimée, et même les deux à la fois (wow!) mais il ne faut surtout pas le démontrer, jamais. Si c'est monsieur l'obsédé qui tente sans arrêt de fouiller la culotte de madame dès les premières rencontres, elle ne songera jamais à se payer du bon temps en mettant une croix sur l'amour, pretextant que monsieur est trop facile. Elle se sentira plutôt valorisée et rassurée de savoir à quel point monsieur la trouve bandante.

Au départ, les femmes se sentent rassurées par les envies sexuelles démesurées de monsieur, puis ensuite, elles en viennent à leur reprocher. Les hommes eux, se sentent rassurés par les envies sexuelles pas-trop-démesurées de madame, et en viennent à leurs reprocher. Donc finalement, il y a tout plein de monsieurs qui se retrouvent avec des madames moins cochonnes qu'ils l'auraient souhaité, et tout plein de madames se retrouvent avec des monsieur plus cochons qu'elles l'auraient souhaité...Et on ose se scandaliser devant l'infidelité.

Presque toutes les nuits je m'endors avec cette envie viscerale d'être celle que je suis, en totalité, pour un homme, un seul. Je n'ai aucun doute quant à ma capacité d'être fidèle à cet homme qui me permettra de lui faire tourner la tête de toutes mes perversions. Je ne pourrai jamais être amoureuse d'un homme que j'aurai séduit en jouant celle que je ne suis pas. Je peux apprendre à me laisser chasser, à prendre mon temps, à faire durer le désir...Mais je ne cacherai pour personne, et jamais, la femme séductrice, cochonne, chasseuse, vorace, insatiable et salope que je suis.

jeudi 29 mai 2008

La chasse me tue


Dû à mes dernières expériences, j'ai pris la décision d'être un peu moins "pro-active" dans mon approche avec les hommes en cessant tout simplement de semer mon numéro de téléphone aux quatre vents. Cette méthode m'a toujours permis d'obtenir ce que je voulais mais comme ce que je veux a changé, la méthode est desuète. J'ai décidé de chasser un peu plus discrètement, ce que je réussis pas si mal non plus. En fait, quand j'offre mon numéro de téléphone, c'est par impatience bien souvent. Je me suis alors dit que je tenterais de développer ma pauvre et handicapée patience. Apprendre à faire les choses, tranquilement mais sûrement. J'ai travaillé fort et j'ai réussis...Jusqu'à vendredi dernier.


Je travaille dans un édifice où beaucoup de gens circulent. Café, ascenseurs, couloirs, escaliers, extérieur, tout ces endroits sont fréquentés quotidiennement par des tas de personnes que je ne remarque même plus. Il y a un homme que je croise souvent et ce, depuis plus d'un an. Tout ce que je sais c'est qu'il travaille au Xe étage dans le domaine de l'informatique. Sa tenue vestimentaire, bien que parfaite à mes yeux, est toujours un peu négligée et contraste avec les autres monsieurs-complet-cravate qu'on apercoit dans ce building. Sa barbe, aussi foncée que ses cheveux dépeignés, a toujours l'air de ne pas avoir été rasée depuis trois ou quatre jours. Sa voix est rauque, ses yeux sont aussi doux que ceux des petits chiots et il marche avec une nonchalence délicieuse. Il me plaît beaucoup. Je me suis retrouvée dans le même ascenseur que lui plus d'une fois, sans ne jamais le regarder en face. J'estimais moins risqué de le regarder quand il n'en savait rien. J'apprennais si bien la discrétion que j'en étais fière. J'aurais pu me permettre, d'au moins oser un sourire mais ne l'ai pas fait, simplement parce qu'il était toujours avec d'autres hommes, ses collègues probablement. Me planter en abordant un homme, ça fait mal à mon orgueuil. Me planter en abordant un homme, devant d'autres hommes, c'est la catastrophe et la fin de ma dignité. Une fois seulement nous nous sommes retrouvés seuls tout les deux, dans l'ascenseur, pendant une longue et interminable montée de six étages. J'ai regardé mes souliers en retenant mon souffle et suis sortie presqu'en courant quand les portes se sont ouvertes. Puis, je l'ai rapidement et volontairement oublié.


Vendredi dernier, je l'ai aperçu au café, en train de discuter avec H, la serveuse. Comme elle a l'habitude de me piquer un brin de jasette quand elle me voit, elle m'a gentiment inclu dans leur conversation. Elle ne savait pas qu'il me plaisait jusqu'à ce qu'elle me voit rougir. J'ai répondu "oui oui" n'ayant aucune espèce d'idée de quoi il était question. Il m'a sourie et mes neurones se sont évaporées. Nous avons échangé quelques mots superficiels et je me suis sentie si ridicule que je les ai salué rapidement avant de me sauver. Je ne comprendrai jamais pourquoi j'ai le quotien intellectuel qui s'amoindrit quand je me retrouve devant un homme qui m'attire.


Plus tard dans l'après-midi, je suis redescendu au café et la serveuse m'a fait un clin d'oeil avant de me faire la proposition du siècle qui allait foutre en l'air toutes mes bonnes résolutions.


Bonjour Lune, tu es parti un peu vite ce matin... (deuxième clin d'oeil)

Sais-tu ce que tu devrais faire ? Tu devrais m'écrire tout prénom et ton numéro de téléphone sur un bout de papier pour que je le donne à ce charmant jeune homme...Quelque chose me dit qu'il t'appelerait sans perdre une seconde...(troisième clin d'oeil)

Je ne suis pas certaine mais je crois qu'il est célibataire...


Avant son quatrième clin d'oeil, j'avais écris mes infos et tendais le papier vers elle. Ma main tremblait, comme celle de la droguée qui prépare sa précieuse dose. Elle s'est dépêché de le prendre comme si elle avait deviné qu'une seule seconde de plus pouvait me faire changer d'avis. Je me sentais comme l'alcoolique qui accepte la bière offerte comme si la gaffe était moins lourde à assumer quand c'est proposé par quelqu'un d'autre.


Je ne l'ai pas vu de la semaine, et l'aurais sûrement oublié volontairement une fois de plus si H ne s'était pas empressée de m'informer quand elle me voyait. "Il ne travaille pas aujourd'hui". Je ratais, chacune de ces fois, une belle occasion de réparer ma gaffe en lui demandant de jeter mon bout de papier. Ce matin quand je suis arrivée en taxi et en retard, monsieur fumait une cigarrette au soleil devant l'immeuble. Mon coeur a déraillé un peu et j'ai pris mon temps pour payer le chauffeur et...Calmer l'ouragan dans mon estomac encore vide. Juste avant que je sorte, un de ses collègues l'a rejoint...Fiou. J'ai presque couru jusqu'à la porte. Après tout, j'étais en retard. J'ai tout de même senti son regard sur moi et me suis répété une fois de plus qu'il faudrait vraiment que j'apprenne à ne plus être à la dernière minute. Dès ma première pause, je me suis rendu au café pour manger un morceau. La serveuse-entremetteuse m'a acceuilli de son célèbre clin d'oeil.


"il est là aujourd'hui...Je lui parlerai quand il viendra s'acheter son grand café comme à l'habituel...Je vais lui dire que c'est la belle blonde du Xe étage...Attends-toi à recevoir un appel bientôt !"


Heu...Je lui ai demandé de se contenter de dire "blonde" sans le "belle" puisque la beauté est un concept assez relatif. H est adorable mais H n'est plus très jeune et je doute qu'elle connaisse la complexité des hommes d'aujourd'hui, heureusement pour elle. J'aurais dû lui dire que j'avais changé d'idée mais ne l'ai pas fais. J'ai encore manqué une belle occasion de me rétracter et ainsi éviter le désastre. C'était probablement ma dernière chance. Aussitôt arrivée dans l'ascenseur, j'ai regretté ma mollesse. J'ai passé tout l'après-midi paralysée à mon bureau, refusant d'aller où que ce soit. J'avais du travail par dessus la tête...après tout.


Bon ok. J'avais peur. Peur de le croiser après qu'on lui ait donné mon numéro. Ç'aurait été trop pour mon p'tit coeur. J'étais terrorisée, angoissée, remplie d'affreux remords. J'en avais contre mon désir d'avoir tout et tout de suite, et contre cette maudite méthode que je m'étais juré de ne plus utiliser. Parce que c'est enfantin. Parce que ça ne me ressemble plus. Parce que c'est trop direct. Parce que je ne veux plus du rôle de la chasseuse. Parce que...Parce que !


S'il appelle, j'arriverai peut-être à me pardonner cette stupide rechute. Mais il ne le fera pas et je serai forcée d'y repenser, chaque fois que je vais le croiser. Je vais revivre éternellement cette humiliation...Il ne me reste plus qu'à donner ma démission, changer de ville et maudir à tout jamais ces rivières d'hormones qui m'embrouillent trop souvent le cerveau.


Merde ! Pourquoi j'ai fais ça ?!


C'est tout simple. Triste, mais tellement clair. La Chasse, j'en vis et j'en meurs. Je ne peux plus vivre avec, mais n'arrive toujours pas à vivre sans.


dimanche 25 mai 2008

J'ai traversé le pôle nord


J'ai abrité dans mon ventre
toutes les espèces de manques
De galères en calveres
J'ai ravalé ma misère
et j'ai bravé l'hiver

J'ai marché sans avancer
sur des plages givrées
Égaré mon rire d'Ange
Dans le froid silence
d'une tempête blanche

Le coeur gelé et piétiné
par mes propres pieds
J'ai connu un continent
Où la chaleur n'existe pas

J'ai traversé le Pôle Nord
Esclave
des sommeils de mort
peuplés de rêves noirs

Aujourd'hui
Enfin guéris...

Mes bras
rêvent de réchauffer
L'immense pays froid
de tout les Coeurs blessés

vendredi 9 mai 2008

Le don inconditionnel...Pas facile.


Suite au billet de Volage " La vie ça vaut vraiment une pognée de change" j'ai ressenti une pressante envi d'écrire comme il m'arrive souvent quand il est question de sujets qui me touchent profondément.


Beaucoup de gens se retrouvent dans la rue à cause de troubles mentaux et n'ont pas tous de problèmes de consommation. Pour ceux qui sont vraiment des drogués ou des alcooliques, ils vivent constemment avec le jugement sévère des gens et se font répéter que s'ils sont là, c'est de leur faute. Oui, ils sont en partie responsables, mais incapables de faire autrement POUR L'INSTANT. Parce que, évidement, s'ils avaient la capacité de changer leur vie, et surtout, s'ils arrivaient à y croire, ils le feraient ! Quoi qu'ils puissent dire, enlisés dans leur souffrance, dites-vous que personne ne veut vraiment avoir ce genre de vie...Personne.


Dans le moment présent, tout ce qui leur rend la vie un peu supportable, c'est leur petite dose de poison. De plus, pour la plupart d'entre eux, s'ils ne sont pas assidus dans l'administration de ce poison, ils seront malades et je ne vous parlent de migraines. Ils se vômiront les tripes, chieront dans leur pantalon s'ils en ont un, chacun de leur os les fera souffir atrocément et certains iront même jusqu'à mourir.. Dans ce genre de circonstances, on ne parle pas de caprice on parle de "besoin". Certe il existe des moyens pour se débarasser de ce besoin mais c'est un long processus et ça ne se fait pas seul. Alors sachez que dans cet instant même où le manque se fait sentir, peu importe d'où viendra l'argent, elle viendra. Puisqu'ils n'auront d'autre choix que de faire tout ce qu'il faut pour combler le besoin le plus urgent qu'ils ont. Ce besoin est rarement celui de manger, malheureusement, alors votre bouffe, ils s'en tapent. Quand leur faim deviendra plus fort que tout, ils trouveront à manger, faites moi confiance. Il existe de ces besoins criant, hurlant, dont la plupart d'entre vous ne connaitront jamais l'empleur, fort heureusement. Je peux vous affirmer que cette chose après laquelle ils courent, jour après jour, est aussi vitale pour eux, que l'eau peut l'être pour vous.


Si vous refusez de déposer dans les pauvres mains sales du sans-abris quelques pièces de monnaie, vous avez l'impression de l'aider, ou peut-être est-ce ce que vous voulez absolument croire, mais vous avez tord. En fait, vous n'êtes pour lui qu'un fantôme de plus dans un univers où tout est conditionnel. "Je te donne de l'argent à condition que ce soit pour t'aider"...Voilà ce qu'ils comprend et il a raison. Puis, il ira s'anesthésier avec l'argent d'un autre. Cependant, si vous acceptez de céder à sa demande, avec un sourire en bonus, vous ferez une différence dans sa vie qu'il n'oubliera jamais. Vous pouvez vous dire que vous participez à sa destruction, mais vous pouvez aussi vous dire qu'il n'a pas besoin de vous pour se détruire et que vous ajouter plutôt, un peu de couleur dans toute la noirceur de son existence de merde.


Ces gens-là, malades, fesant appel à votre charité souvent maladroitement, percoivent dans votre don, un marque d'affection INCONDITIONNEL. Ils savent trop bien que vous avez une bonne idée de quelle façon ils dépenseront cet argent mais ils ont l'impression pendant quelques instants, que quelqu'un peut avoir envi de leur faire plaisir indépendement du fait qu'ils soient devenus des monstres. Je vous jure que même s'ils ne s'en rendent pas toujours compte, cela représente pour eux bien plus qu'une poignée de change pour leur potion magique. C'est un peu d'espoir dans l'humanité, que vous leur offrez et ils en ont drôlement besoin.


Si celui à qui vous donnez finit par mourir, vous n'aurez pas été la cause, vous aurez été un p'tit bout de chaleur dans son immense pôle nord rempli de fantômes indifférents...Si un jour cet individu se sort de cet enfer, il ne se dira pas en lui-même "cette personne m'a encouragé à me démollir" il se souviendra plutot de votre don, votre sourire, et ça lui permettra de tenir le coup en se disant que même si c'est rare, parfois les êtres humains regardent plus loin que leur bout de leur nez.


Vous pouvez leur donner votre monnaie, ou ne pas le faire, c'est votre choix, c'est votre argent, mais de grâce ne déguisez pas votre mépris derrière une fausse envi d'aider...Vous qui ne connaissez rien de leur quotidien et du genre de manque qui vous déchire les tripes.




jeudi 1 mai 2008

Le combat

Vendredi soir dernier, dans un minuscule bar de montréal, je me suis fait dévorer par un show de blues. En plus d'être équipé d'un "doorman" à la chevelure de lion et au cul d'acier (que moi et mon amie volage reluquions gaiement) ce bar présentait ce soir là un excellent band. Un band qui semblait ordinaire comme de nombreux autres, jusqu'à ce qu'ils commencent à jouer. Le genre de band qui décoiffe, qui déménage, qui déchire, et qui peut faire flamber la place dès les premières notes. Le genre de band qui peut faire vibrer tout mes organes, vous voyez ce que je veux dire ? Un leader qui mélange paroles et harmonica, deux guitaristes et un drummer, voilà.

J'ai été séduite par les quatre membres de cette équipe d'enfer, mais l'un d'eux m'a presque tué. Sans pitié il m'a hypnotisé de son regard de bête, tordu les boyaux et disecté le coeur de ses doigts agiles de guitariste. Mis à part les quelques rares fois où mon regard s'est laissé tenté par le derrière ferme du doorman préféré de volage, mes yeux n'ont pas quitté ce muscicien-homme-de-ma-vie. Ce n'est pas parce qu'il avait du talent à revendre. Ce n'est pas parce qu'il avait la prestance d'un animal. Ce n'est pas non plus parce qu'il avait les cheveux en broussailles et la chemise entrouverte. Non, en fait c'est parce qu'il avait tout ça, tellement, et davantage. Tout pour me troubler. Tout pour me donner envi de me lancer sur cette scène comme une groupie, déchirer ses vêtements et consommer son corps avec excès, jusqu'à plus soif.

Oui, il avait tout ce qu'il faut pour me faire mourir et ne se gênait pas dutout pour en rajouter, le salop. Sa main bougeait trop sur son manche, la sueur perlait trop sur son front, sa bouche embrassait trop son verre...Il était impitoyable. Après tout, un homme armé d'une guitare, ça peut tuer.
Devant tout ce danger, moi je n'ai jamais flanché. Je suis une dure. J'avais les entrailles qui valsaient au rythme de sa musique et je résistais à la tentation d'une approche pacifiste. J'ai plutôt choisis de m'enliser dans un combat sanguinaire dont il ignorait tout.

J'aurais tant voulu y laisser ma peau...Là, entre ses doigts et sa guitare.

samedi 19 avril 2008

Éclair d'abandon




Le petit café où il m'a donné rendez-vous n'a vraiment rien de chaleureux. Ce n'est pas que j'aie un réel besoin de chaleur...en fait il y a tant de chaleur en moi que j'ai l'impression que mon corps va se consummer d'un instant à l'autre. J'aurais tout de même préféré un endroit qui m'aurait été plus familier mais il ne voulait pas que je choisisse. Il a même refusé de venir chez moi...Parce que non, je n'ai pas résisté à l'envi de l'inviter chez moi. Lire les mots de cet homme m'avait déjà fait monter au septième ciel alors je me suis vite mise à calculer qu'en ajoutant ses mains, sa bouche, son regard et son souffle, je pourrais facilement atteindre le huitième, le dixième, ou même, le centième ciel. J'ai une envie folle de me retrouver seule avec cet inconnu et je sais son désir...Si près du mien.




Avant même de se voir, nos corps étaient attirés l'un par l'autre avec une puissance suprennante. Quand il m'a proposé de le retrouver ici, j'ai senti mes jambes se ramollir et mon coeur s'emballer. Une sorte de magie m'a fait dire oui, spontanément. Quelques minutes plus tard, la magie fesait place à l'insécurité : Allais-je lui plaire ? Peu importe, au point où j'en étais, rien n'aurait pu m'empêcher d'entreprendre ma montée vers les cieux.




J'avais peur d'arriver trop tard alors je suis arrivée trop tôt. Cela me fait trop de temps pour réfléchir. Je suis impatiente de le voir et d'enfouir mon nez dans son cou pour respirer son odeur. Je me sens nerveuse et fiévreuse, j'en ai du mal à respirer. Je décide de commander à la serveuse une troisième bouteille d'eau, puis, je le vois faire son entrée. Il est habillé exactement comme il me l'avait décrit mais ne ressemble en rien à ce que je m'attendais. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, je l'aurais reconnu même s'il avait été nu. Je le regarde avancer vers moi et j'écoute son sourire me parler. Il m'en dit plus que tout ses mots que j'ai lu. Déjà, moi je veux lécher ce sourire. Je veux perdre ma bouche sur et dans la sienne. L'éclat de son désir déchire tout mes doutes et tolérer l'espace entre nos peaux m'est devenu presqu'impossible. Je nous veux dans un cocon, et vite, mais il ne me laissera pas décider, pas lui. Je peux le sentir dans ses yeux.




Nous nous saluons, scrutant nos regards. Il prend place en face de moi et son genou frôle ma cuisse accidentellement. Mon rythme cardiaque est secoué par un tremblement de terre. Ça y'est, j'ai compris...Il veut me voir mourir lentement, brûlée vive par le feu de mes envies. J'essaie en vain de me détendre. Il me complimente sur le bleu de mes yeux et me remercie d'avoir accepté son invitation. Comment peut-il avoir un sourire aussi diabolique et une gentillesse aussi sincère et aussi troublante ? À bout de souffle, j'ose enfin la question dangeureuse. Cette question que je ne dois pas poser, que je ne veux pas poser, mais qui me hantera et me rongera aussi longtemps que je ne l'aurai pas posé, vous voyez ce que je veux dire ? Alors je me lance..."As-tu envi que nous allions ailleurs ?" Et il s'approche de moi pour me chuchotter à l'orreille : "J'ai envi de toi et moi, nus dans une chambre d'hotel anonyme pour regarder tes beaux yeux baigner dans le plaisir" J'ai envi de lui répondre que, où que soit cet hotel je ne réussirai pas à m'y rendre, que je vais mourir avant ! Mais je m'abstiens.




La chambre d'hotel est luxueuse mais pas vraiment plus chaleureuse que ce café d'où nous venons. Je me concentre sur le lit qui sera notre cocon, tel que je l'ai fantasmé. Le reste je m'en balance. Je m'assois et l'observe. Je me sens comme une gamine perdue et j'ignore ce que je dois faire, ce qui ne me ressemble pas dutout. Je crois que son but est justement que je ne me ressemble plus, au point de ne plus me reconnaître. Ça m'effraie mais ça me plaît. Je me retiens de le dévorer et prie en silence pour qu'il me touche. Avant même que je termine ma prière il avance vers moi. Il me tend une main à laquelle je m'agrippe comme à une bouée de sauvetage. Son sourire me convainc que je ne suis pas ridicule même si je tremble excessivement. Son bras m'attire vers lui et il m'enlace dans toute sa douceur. Mon corps se mets rapidement à bouger contre le sien et ma faim de lui se fait pressante. À l'instant même où il plonge sa langue dans ma bouche ma main tâte sa queue déjà bien durcie. Il retient mes doigts tout tremblants qui veulent détacher son pantalon. Caresses savoureuses et baisers langoureux s'en suivent et je tente une deuxième fois de prendre possession du membre gonflé que je considère déjà comme mien...Et une troisième fois, puis une quatrième fois. Il me murmure a travers nos soupirs qu'il désire prendre son temps pour découvrir mon corps...Pardon ? Mais moi j'ai si faim de toi ! Si faim de te sentir en moi ! Voilà ce que je lui crie avec tout mon corps sans dire un mot. Bien entendu, il a faim de pénétrer ma chair chaude. Il refuse seulement de me laisser m'empiffrer du dessert avant le repas cinq services qu'il a décidé de m'offrir. De NOUS offrir. L'idée de résister ne me vient même pas à l'esprit...Et il comble ses envies sur mon corps qui s'abendonne peu à peu.




Soudainement, il s'enfonce en moi avec une lenteur cruelle qui m'achève. Je m'écroule, je fonds, je meurs. Sa queue va et vient en moi et je vais et viens sur sa queue. Je voudrais qu'il ouvre mon corps en deux pour y plonger allegrement, qu'il fouille et se baigne dans mon intérieur. J'écoute religieusement la musique de ses mots qui me flattent. Quand il prennonce ce qu'il y a de plus pervers en lui, je m'en sens privilégiée et j'en redemande. Quand il me dit que je suis belle, j'y crois. L'abendon me réussit à merveille et je lui appartiendrai totalement, ne serait-ce que pour quelques heures...


J'embrasse sa peau, je vibre avec lui et ma chatte pleure sa faim ! Dans une valse parfaite nous escaladons tout les cieux, un à un.

jeudi 17 avril 2008

Les mains de Dieu


Le printemps qui semble être vite devenu l'été, ravive depuis quelques jours la présence de toutes sortes d'envies en moi. Je regarde les hommes avec un appétit un peu plus vorace qu'à l'habituel et ma fameuse quête de "l'amour véritable" me retient d'aller de l'avant sur le chemin de la conquête. Le même dilemme perdure : Attendre de rencontrer un homme avec qui je pourrai partager plus que du sexe, ou chasser l'invitante bête masculine pour assouvir mes bas instincts, fesant fi de tout mes autres besoins. Et quand cela devient trop hardu, un petit diable perché sur mon épaule me chuchotte que de toutes façons, si je rencontre l'homme de ma vie, je risque d'être tellement affamée que je vais tout faire "fouerrer" en sautant trop rapidement dans son pantalon ! Je ne serais pas plus avancée, non ?! Alors j'ose quand même quelques sourires mais évite les regards trop insistants (mais combien tentants!) pour aider un peu ma cause.

Vendredi dernier je suis allée me faire masser et j'y ai vécu là une expérience spirituelle, émotionnelle et sensuelle. Et c'est peu dire.Je n'exagère même pas. Évidemment, quand un homme pose ses mains sur moi, il se produit toujours quelque chose d'extraordinaire mais cette fois c'était différent....Si différent qu'au lieu de ressentir du désir pour cet homme qui prodiguait les meilleurs soins à ma carcasse, j'ai plutôt versé des larmes. Je n'étais pas triste, loin de là ! En fait, je ne sais pas trop ce qui m'est arrivé. Pendant qu'il prennait soin de mon corps j'ai senti une émotion monter en moi et des larmes sont apparues dans mes yeux, comme ça. Je pense que c'est peut-être le fait de me faire toucher de cette façon, sans que ce soit teinté de sexualité. M'abendonner ainsi aux caresses bienveillantes d'un homme sans pouvoir prendre le contrôle et mener la barque là où je veux, et là où je vais tout le temps...Et m'en sentir totalement vulnérable. Cela m'a fait réalisé combien j'ai de la difficulté à m'abendonner et accepter de recevoir, dans certaines situations. Et j'en ai pourtant besoin. Tellement. Et j'en ai si peu souvent l'occasion...Si peu !

Bien sûre, il y a eu JH, le dernier homme avec qui j'ai vécu quelque chose qui ressemblait bien plus à une "B.A" qu'à une baise torride...Et avant lui, il y a eu DK, un cadeau adorable et vicieux pour dix que j'ai fréquenté quelques mois. Nous avons eu de nombreuses baises (ho que oui) torrides à souhait mais j'ai finis par me détacher de lui puisque notre relation n'allait nul part. Depuis, c'est le néant, le vide. Personne dans mon coeur...ni dans mon lit. Que mes mains habituées qui connaissent tout les chemins possibles pour m'amener au plaisir mais qui ne sont rien de plus que mes putains de mains à moi.

Alors comme on s'accroche à ce qu'on peut, et comme il se passe toujours quelque chose d'extraordinaire quand un homme pose ses mains sur moi, dès que mon budget me le permettra, je retournerai voir ce charmant massothérapeute. Je fermerai mes yeux et pendant qu'il masse chaque partie de mon corps esseulé, j'imaginerai que ses mains sont celle de Dieu, qui tente de m'apprendre que les caresses ne sont pas toutes vouées à l'orgasme. Bien entendu, l'affamée en moi se réjouira d'être touchée, et retouchée, et retouchée encore. Mais comme cette forme de contact provoque en moi des émotions qui ne peuvent exister que pour m'apprendre quelque chose...J'apprendrai ! J'ignore encore quoi exactement mais j'apprendrai...Jusqu'à ce que les mains de Dieu soit remplacées par celle d'un homme qui sera le mien.

mercredi 2 avril 2008

Pénètre-moi


Je veux que tu me pénètres
de toutes les façons possibles
que tu tournes autour de mon être
comme si j'étais ta seule cible
Fais-moi des yeux
qui transpercent comme une lame
fais tout ce que tu peux
pour pénétrer mon âme

Empêche mon corps
de fuir loin de toi
enchaîne mon corps
et prends-moi
Sois le meilleur le plus fort
ne me laisse aucun choix
jette-toi sur moi comme un sort
afin que je sois toute à toi

Donne-moi tout
ta douceur ta rage
sois tendre sois fou
fais de moi ton otage
Embrasse-moi, prend ton temps
presse ton corps contre le mien
enlève tout mes vêtements
montre-moi comme tu as faim

Promène ta bouche sur moi
écarte mes jambes
et pénètre-moi
avec ta langue
Touche découvre et goûte
comme je suis chaude et mouillée
fais tout ce qu'il faut
pour me faire trembler

Utilise la lenteur
pour me torturer
donne-moi des chaleurs
fais-moi patienter
Faufile-toi entre mes cuisses
crache-moi les pires mots
laisse mon souffle rapide
se perdre dans ton cou

Permet-moi de suçer
chacun de tes doigts
et de t'emprisonner
entre mes deux bras
Puis laisse faire mes mains
qui poussent tes fesses avec l'espoir
de te sentir enfin
au plus profond de mon corps

Et pénètre-moi
entre deux soupirs
va loin va fort !
bouge et transpire
Plonge ta langue dans ma bouche
laisse-moi t'embrasser
continue n'arrête pas
de me pénétrer
Écoute ma voix qui te supplie :
"Encore...Encore...
nous avons toute la nuit !"

dimanche 16 mars 2008

Scandale ?

Un politicien se paye un fille de joie, et puis après ? Personne ne va me faire pleurer avec leur misère de gens riches et célèbres. combien sont-ils à le faire ? Des tonnes ! Un sur dix se fait prendre, et cette fois-ci, ça été lui, le pauvre malheureux. Ce n'est pas un scandale bordel ! C'est une erreur ! Et selon moi, l'erreur n'est pas ce qu'il a fait, mais plutôt qu'il se soit fait prendre.

Que des chauffeurs d'autobus aient pris les usagers (dont moi) qui continuaient de payer leur passe mensuelle comme des caves, en otage pendant des mois, afin d'obtenir un règlement de leur conflits de travail, c'est un scandale.

Qu'en Inde des enfants travaillent durement, c'est un scandale. Qu'il n'aient pas le droit de boire de l'eau afin de minimiser les déplacements aux toilettes, qui représentent pour l'employeur de merde quelques sous de perte, c'est un double scandale.

Qu'un homme toxicomane volent quelques dollars dans un dépanneur sans la moindre violence et se retrouve en prison pour plus de 2 ans, quand des politiciens en cravate conservent leur liberté après avoir volé des millions aux contribuables, c'est un esti de scandale.

Que le chômage t'empute ta paie chaque semaine et que tu doives te battre contre eux comme un forcené quand tu perds ton emploi, pour obtenir un tout petit montant d'argent (qui t'appartient !) , c'est un scandale.

Que des immigrants arrivent ici, voulant nous changer et nous imposer toutes les inégalités, interdictions et contrariétés de leur religion, dans une totale ingratitude, c'est un affreux scandale.

Que tu entres dans un dépanneur à montréal et que les 8 employés asiatiques ne comprennent pas un foutu mot de ce que tu leur demandes, c'est, OUI, tout un scandale. Et j'inclue dans ce scandale tout ceux qui décident de venir s'installer ici sans faire le moindre effort pour apprendre notre langue.

Et pour ceux qui sont ici depuis des années, qui te parlent en anglais et te regardant de haut même quand tu leur parles français et qui ont toujours considéré comme inutile d'apprendre le francais...C'est selon moi, un dégoûtant et indécent scandale.

Je ne veux pas tomber dans le sansationnalisme mais pour terminer : Qu'un homme de 18 ans battent un bébé naissant, pendant les premiers mois de sa vie jusqu'à lui briser les côtes, le mordre et lui déboiter le corps, seulement parce que, selon ses dires, il était jaloux de toute l'attention dont ce bébé bénificiait, entre vous pis moi, C'EST-TU PAS UN COLISSE DE SCANDALE ?! Et je pourrais vous en énumérer tellement...Malheureusement.

Des VRAIS scandales moi, j'en entends et j'en vois tout les jours, pas vous ? Un politicien qui se paye un femme aux moeurs discutables (mais consentante et majeure) pratiquant le métier le plus vieux du monde, pour avoir des faveurs que sa femme ne lui offre probablement plus (supposant qu'elle lui en ait déjà offert), c'est tout sauf un scandale. C'est une grosse connerie qui me laisse complètement indifférente et qui, tant qu'à moi, n'a aucune raison de faire la une dans les journaux et à la télé. Il y a malheureusement trop de voyeurs qui tentent désépérément de combler l'immense vide qu'ils ont au milieu du ventre, en regardant les autres se planter. Et quand celui qui se plante est un politicien, c'est l'orgasme. Il faudrait qu'une fois pour toute ces gens s'assument et arrêtent de se justifier hypocritement en qualifiant de "SCANDALE" tout ces faits divers sans intérêt qui les font jubiler.